Les étudiants en santé épinglent les imprécisions et oublis de France 2

Paris, le vendredi 10 novembre 2017 - Les fédérations représentant les étudiants des filières inclues dans la Première année commune aux études de santé (PACES) sont agacées et l’ont fait savoir par un communiqué commun diffusé le 7 novembre sur les réseaux sociaux. Elles reprochent à France 2 d’avoir diffusé dans son 20 Heures du 2 novembre un reportage intitulé « Les prépas privées favorisent-elles la sélection par l’argent ? » qui utilise une terminologie pour le moins erronée. On peut notamment y entendre la journaliste évoquer le fait qu’ « en première année de médecine, les concours commencent en décembre, quelques mois seulement après le bac ».

Las de devoir le rappeler, les 6 organisations signataires, toutes membres de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), pointent le fait que « la première année de médecine n’existe plus depuis bientôt dix ans » et demandent aux médias « d’utiliser les termes adéquats concernant cette première année ». La PACES n’est en effet pas réservée aux seuls futurs médecins mais ouvre également aux études de pharmacie, d’odontologie, de masso-kinésithérapie, de maïeutique, ainsi qu’à d’autres champs d’activités selon les universités.

Et les tutorats alors ?

Intitulé « Le tutorat n’est pas un détail qui s’oublie », le communiqué met en avant le fait que « les onéreuses prépas privées ne sont pas le seul moyen de réussir son année, ni le plus performant ». Ils reprochent ainsi à la chaîne publique d’avoir omis de mentionner dans son reportage le système des tutorats d’étudiants qui « sont depuis des années reconnus par les acteurs institutionnels en tant que seule préparation efficace » et qui sont chaque année certifiés par une procédure d’agrément validée par le ministère de l’Enseignement supérieur.

Rappelant que les 37 tutorats implantés dans chacune des Unités de formation et de recherche (UFR) de France comptent environ 47 000 étudiants-tuteurs impliqués pour un coût extrêmement modique, voire nul dans la plupart des cas, les fédérations insistent sur l’importance de cette démarche « bénévole et désintéressée » qui s’inscrit dans « une optique de développement continu des connaissances » et de « prise en charge à la fois pédagogique, méthodologique et psychologique ». Pour elles, ces tutorats constituent « un réel vecteur de réussite et d’égalité des chances, aussi bien pour les étudiants en PACES que pour les tuteurs ». Dont acte.

Benoît Thelliez

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