Plateforme de signalement des effets indésirables : un premier bilan

Paris, le mercredi 17 octobre 2018 – Il y a un an, le ministère de la santé mettait en place la plateforme signalement-sante.gouv.fr à destination des patients, des consommateurs et des professionnels de santé pour « renforcer la vigilance en matière de sécurité sanitaire et simplifier les démarches de signalement ».

Elle permet de déclarer des événements indésirables liés aux médicaments, aux dispositifs médicaux, aux « produits de la vie courante », aux actes de soin, aux produits de tatouage, aux cosmétiques, aux compléments alimentaires et enfin aux substances psychoactives légales ou illégales (en dehors de l’alcool et du tabac).

Ce premier anniversaire a été l’occasion pour la Direction générale de la santé (DGS) d’établir un premier bilan.

Au total, 85 % des signalements sont le fait de non-professionnels de santé et 45 000 signalements ont été recensés. Cependant, la quasi-totalité des signalements d’événements indésirables graves associés à des soins proviennent d’établissements de santé.

« La pharmacovigilance et la matériovigilance représentent respectivement 90 % et 5 % des signalements chez les usagers, alors que les professionnels de santé utilisent principalement le portail pour signaler des cas de pharmacovigilance (40 %), des évènements indésirables graves associés à des soins (28 %) et des cas de matériovigilance (14 %) » précise la DGS qui souligne que « le portail s’avère fortement utilisé par les usagers et constitue un réel élément de démocratie sanitaire ».

Pour la DGS « le portail a reçu globalement un accueil très positif (…). Les usagers se le sont bien appropriés et sont satisfaits des informations mises à disposition sur sa partie éditoriale. Ils souhaitent néanmoins une plus grande transparence en matière de retour d’information sur le plan individuel et [de] pouvoir recevoir des informations validées et fiables sur une thématique (…) ou un produit de santé donné. Les professionnels de santé sont également satisfaits du portail qui apparaît plus simple que les formulaires papier et semble faciliter la déclaration. Toutefois, ils sont contraints par le temps et souhaitent que la démarche de signalement soit simplifiée au maximum ».

Ces points faibles identifiés devraient faire l’objet de prochaines versions de la plateforme promet l’administration.

Xavier Bataille

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