Lévothyrox : l’Académie de médecine évoque à son tour un simple défaut d’information

Paris, le vendredi 10 novembre 2017 – Dans le cadre de sa mission "flash" sur le Lévothyrox, l’Assemblée nationale a sollicité l’avis de l’Académie nationale de médecine sur cette affaire.

A cette occasion, les professeurs Claude Jaffiol, Xavier Bertagna et Jean-Louis Wemeau ont été auditionnés, le 25 octobre dernier, par la Commission des affaires sociales.

Dans un communiqué, ils dévoilent les données qu’ils ont présentées.
  
S’ils s’étonnent que le « changement de formulation du Lévothyrox® » soit intervenu sans information des patients, ils soulignent que « la suppression du lactose et son remplacement par le mannitol et le citrate contribuent à une stabilité plus grande encore de la médication » et jugent que la mise en cause des excipients n’est pas fondée.

Ils considèrent ainsi que  « la nouvelle présentation du Lévothyrox® apporte des doses strictement identiques du produit actif, et son nouvel excipent constitue un progrès en termes de pharmacocinétique » et doit être maintenue.

Les Académiciens déplorent néanmoins le défaut d’information des patients, à l’instar des auteurs du rapport parlementaire. « Un document annexé par le laboratoire aurait pu expliciter la signification de la modification de la coloration des boîtes » remarquent-ils par exemple. 

F.H.

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Vos réactions (1)

  • Cela n'est pas que dans la tête !

    Le 18 novembre 2017

    Chez une personne thyroïdectomisée et stabilisée par opothérapie depuis plus de 15 ans, la survenue de palpitations, d’épisodes diarrhéiques, d'une frilosité majorée, de pertes de cheveux et d'une fragilité des ongles exacerbée, d'une labilité thymique a été mal vécue et dûment constatée.
    Tout cela est rentré dans la normalité au bout de 4 semaines avec la forme en gouttes de L-Thyroxine (la présence d'huile de ricin n'est pas anodine !) et les dosages de TSH et Ac anti TPO sont redevenus dans la normale antérieure au bout de dix semaines...

    Cela n'est pas que dans la tête et il me semble malvenu de se gausser des patients sous prétexte que nous ne pouvons expliquer pourquoi une formulation de meilleure qualité en théorie entraîne des perturbations biologiques et cliniques chez plus d'un tiers des patients traités...

    Dr Jean-Pierre Vignault

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