Pas d’augmentations des accidents cardiovasculaires après les attentats

Paris, le mercredi 8 novembre 2017 – De nombreuses études ont suspecté ou décrit un lien entre des situations engendrant un stress majeur, telles des catastrophes naturelles, des guerres ou des attentats et une augmentation des troubles cardiovasculaires. Après les attentats perpétrés contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher, des praticiens d’une clinique de Toulouse avaient indiqué avoir recensé une augmentation de 75 % des hospitalisations liées à des événements cardiovasculaires. Afin de confirmer ou infirmer cette observation, des chercheurs de Santé publique France (SPF) ont procédé à une analyse des admissions pour syndrome coronarien aigu, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral dans toute la France entre 2009 et 2016. Les chercheurs se sont concentrés sur l’existence de variations autour des attentats survenus en France en janvier et novembre 2015 et en juillet 2016. Les résultats publiés hier par Santé Publique France n’ont « pas mis en évidence d’augmentation significative du nombre d’hospitalisations quotidiennes pour ces trois maladies dans les 15 jours ayant suivi » les différentes attentats. Il n’existe par ailleurs pas de différences entre les régions directement concernées par les attentats (l’Ile de France, les Alpes Maritimes) et les autres. La faiblesse du nombre de patients concernés dans l’étude présentée par la clinique de Toulouse permettrait d’expliquer les divergences avec le travail de SPF.

M.P.

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