« Libération de la parole » des pro-euthanasie : les soins palliatifs montent au créneau

Paris, le mardi 29 mai 2018 – Depuis plusieurs mois, la parole des partisans de l’euthanasie et du suicide assisté semble se libérer dans notre pays. Ainsi, régulièrement, des médecins, font part non seulement de leur opinion concernant ces pratiques, mais livrent également des témoignages concernant leur propre expérience.

Cette médiatisation sans filtre est fortement déplorée par la Société Française d'Accompagnement et de Soins Palliatifs (dont la présidente a récemment publié une tribune dans nos colonnes).

Dans un communiqué récent, elle pointe, en particulier, l’émission Fin de vie, le dernier exil, diffusée la semaine dernière sur France 5, dans laquelle, selon l’association « les solutions de pointe développées en France à travers les soins palliatifs » ont été sciemment ignorées, voir « dénigrées » et « mises en accusation ».

En outre, la SFAP s’étonne que des professionnels de santé aient pu « face caméra » faire savoir qu’ils pratiquaient « régulièrement, en France, des suicides assistés alors même que cette pratique est illégale ».

La SFAP fustige également la teneur des débats qui ont suivi le documentaire, arbitrés par le Dr Marina Carrère d’Encausse, qui, selon l’association, est ouvertement en faveur de l’euthanasie. Durant ces discussions le représentant de la SFPAP aurait été systématiquement discrédité par ses contradicteurs. 
 
La SFAP conclut sur son intention de saisir le CSA sur ce qu'elle estime être un dérapage "inacceptable".

X.B.

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Vos réactions (2)

  • Incompréhension

    Le 29 mai 2018

    Le problème est que les soi-disant "pro-euthanasie" militent essentiellement pour un "droit au suicide" (ce qui est un problème sociétal et juridique) ; tandis que les défenseurs des soins palliatifs s'opposent aux pratiques d'administration létale pour mettre fin aux agonies (ce qui est un problème médical).
    Bref, ils se disputent régulièrement à propos de sujets qui n'ont strictement rien à voir de commun.

    L'ennui est que les uns et les autres, en utilisant à tort et à travers le vocable fumeux d'euthanasie, pensent parler de la même chose.
    On comprend qu'ils ne puissent pas se comprendre.

    Dr Pierre Rimbaud

  • C'est pourtant simple

    Le 03 juin 2018

    Il suffit de s'en tenir au code de déontologie (je cite de mémoire) "le médecin a le devoir d'apaiser les souffrances de son patient par tous les moyens, il n'a pas le droit d'en provoquer délibérément le décès".
    Autrement dit, qu'on l'appelle euthanasie active, suicide assisté, ou tout ce qu'on voudra, faire passer un bipède de l'espèce homo sapiens de vie à trépas, fut ce à sa demande et pour les motivations les plus altruiste du monde, ce n'est PAS de la Médecine.

    Si la société décide de légaliser cette pratique, qu'elle l'assume et crée une profession d'euthanasieur (euse), avec encadrement légal, formation spécifique, examen théorique et pratique sanctionné par la délivrance d'un permis de tuer, mais qu'elle ne s'en débarrasse pas sur le corps médical, parce que ce n'est PAS de la médecine.


    Dr Jean-Marc Ferrarini

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