Au menu de la cantine de Bordeaux : polémique sur les contenants !

Bordeaux, le lundi 11 septembre 2017 - Depuis le début de l’année, les écoliers de Bordeaux ne mangent plus dans des assiettes en verre trempé mais dans une vaisselle en copolyester, qui a fait l’objet d’expérimentations pendant deux ans. Les avantages sont nombreux : elle est plus légère, moins bruyante et incassable.

Cependant, ces contenants en plastique inquiètent certains parents qui redoutent qu’ils n’apportent pas les mêmes garanties en terme d’hygiène et qui craignent la présence de certaines substances chimiques. Un  collectif de parents d’élèves s’est donc constitué.  Pour répondre à ces inquiétudes, la ville de Bordeaux a fait procéder à des analyses dont les résultats ont été publiés sur son site ce vendredi (tandis que tous les parents recevaient un sms). Des tests chimiques et biologiques ont été réalisés dont les résultats sont parfaitement satisfaisants : « Pour l'ensemble des composés [chimiques] testés, le taux est largement inférieur aux limites fixées par le règlement européen UE 10/2011 et même souvent inférieur à la limite de détection, y compris sur les assiettes présentant les plus grandes altérations sur le plan visuel » indique la municipalité, tandis que concernant les analyses biologiques « Aucun impact n'a été détecté sur la présence néfaste de perturbateurs endocriniens ».

Mais les parents restent sur leur faim : ils déplorent l’absence d’analyses bactériennes et estiment que davantage de substances auraient dû être recherchées (tel le bisphénol S). Par ailleurs, la présence, même à des concentrations très inférieures aux seuils tolérés de bisphénol A inquiète. Il est probable que de nouvelles discussions soient nécessaires entre la mairie et ces parents afin d’éviter que la vaisselle ne vole en éclat !

M.P.

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Vos réactions (3)

  • Une question

    Le 17 septembre 2017

    Existe-t-il un sujet sur lequel les Français en général ne s'opposent pas ?

    Françoise Baudry

  • Ne pas ergoter

    Le 17 septembre 2017

    Je crois vraiment qu'il est plein de sujets sur lesquels les Français ne s'opposeraient pas si on ne s'obstinait à leur parler un langage technocratique farci de statistiques, dans un style ampoulé qui, se voulant péremptoirement rassurant, ne fait qu'augmenter l'inquiétude et la défiance et nourrit trop facilement les thèses des complotistes.

    On retrouve ici, à l'égard des parents, le même type d'arguments que l'ANSM a pu utiliser pour le Lévothyrox et à bien d'autres occasions. Il faut se faire à l'idée qu'après tant d'abus de confiance, on ne pourra pas convaincre en ergotant sur des "seuils acceptables" de matières toxiques ou potentiellement nuisibles, seuils définis par une bien lointaine autorité dont la population (échaudée), se croit autorisée à penser qu'elle est peut-être corrompue par un lobby.

    C'est malheureusement le prix à payer d'une perte de confiance (trop souvent justifiée) et la population préfèrerait sûrement qu'en matière de tolérance de toxicité, on lui parle de "taux 0" plutôt que de "taux négocié".

    Les gens ont appris (souvent à leurs dépens) qu'il y a deux façons d'utiliser les statistiques:
    1°- Pour étayer une thèse qui tient debout ou pour balayer une thèse erronée.
    2°-S'y cramponner désespérément comme un ivrogne à un lampadaire.

    Henry Tilly

  • Effet coktail

    Le 17 septembre 2017

    Vu les effets des perturbateurs endocriniens et leurs effets cocktail, surtout si les aliments ne sont pas bio, il parait normal que les parents s'inquiètent et s'opposent à une réforme dont le bénéfice est à prouver.

    Je travaille peu mais la recrudescence des cancers du sein chez l'homme (2 en consult il y a peu et une copine MG, 3 dans la même semaine) ainsi que l'augmentation du taux d'hypospade peuvent amener à se poser question.

    Olivier Morlaz

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