Communication et publicité des officines : les propositions de l’Ordre

Paris, le jeudi 8 septembre 2016 - En marge de la communication du nouveau code de déontologie pour la profession pharmaceutique, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) a également émis une proposition de refonte des textes relatifs à la communication et la publicité des officines et des pharmaciens. Les travaux préparatoires ont été menés « après une vaste concertation associant les syndicats professionnels, les collectifs de groupements, les associations de consommateurs et de patients ainsi que l’association des étudiants en pharmacie », explique le CNOP.

Selon Alain Delgutte, président du Conseil central des pharmaciens titulaires d’officine (section A), « ces évolutions étaient devenues indispensables pour être en phase avec le développement des nouvelles technologies, mais aussi avec les nouvelles aspirations des patients et des pharmaciens eux-mêmes ». Le Conseil central de la section A s’est également appuyé sur une enquête menée auprès de l’ensemble des pharmaciens d’officine, titulaires comme adjoints.

Les 12 points principaux

Les principales propositions de modifications qui vont être transmises au ministère de la Santé qui décidera de la suite qu’il entend donner à ces réflexions sont les suivantes :

• Les pharmaciens sont autorisés, dans le respect de la législation en vigueur, à présenter dans les vitrines des officines  et en façade de celles-ci les produits, prestations et activités qu’ils proposent. L’emplacement dédié aux messages de santé publique, d’actions de veille et de protection sanitaire devra, quant à lui, être significatif par rapport aux messages publicitaires.
• L’affichage du prix des médicaments, visible, lisible et uniforme doit être conforme à la législation en vigueur.
• Les pharmaciens d’officine ont interdiction d’octroyer à leur clientèle des avantages matériels directs ou indirects sur l’une des missions qui relèvent de leur compétence telles que définies dans l’article L. 5125-1-1 A du code de la santé publique (permanence des soins, coopération entre professionnels de santé, éducation thérapeutique et actions d’accompagnement, etc.) ainsi que sur les produits visés à l’article L4211-1 (médicaments, dispositifs médicaux…) Cette interdiction s’applique également à tout procédé de fidélisation de la clientèle
• A l’extérieur de l’officine, la croix grecque et le caducée pharmaceutique sont les seuls emblèmes autorisés et ne peuvent être utilisés comme vecteurs de message à caractère publicitaire ou promotionnel. Peuvent également figurer en devanture le nom ou le sigle de la pharmacie, de l’association, du groupement ou du réseau dont le pharmacien est membre. A noter que ce nom ou sigle ne saurait prévaloir sur la dénomination ou l’identité de l’officine. D’autre part, une pré-enseigne peut être implantée à proximité immédiate de l’officine.
• Animations et formations sont autorisées à l’intérieur de l’officine, à condition qu’elles soient réalisées sous la responsabilité du pharmacien et qu’elles visent des activités, produits ou objets dont le commerce est autorisé en officine.
• Aucun document publicitaire en faveur de l’officine ou de ses produits et prestations ne pourra être distribué à l’extérieur de celle-ci, de même qu’aucune publicité n’est autorisée lors de manifestations festives, culturelles ou sportives. Toutefois, les noms, sigle, coordonnées et horaires de l’officine pourront figurer sur un véhicule appartenant à celle-ci et dans un établissement de santé ou médico-social.
• Un pharmacien ne peut promouvoir son officine lorsqu’il s’exprime publiquement.
• Une communication sur des prestations et activités destinées à favoriser l’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes est autorisée pour les groupements et réseaux constitués entre pharmacies. Ces communications ne peuvent en revanche ne comporter aucune forme de publicité individuelle pour les officines membres ou adhérentes.
• Les pharmaciens peuvent être référencés sur le site Internet du groupement ou réseau auquel ils adhèrent, sous réserve que ne soient mentionnés que leur nom, sigle, coordonnées de l’officine, horaires, ainsi que les prestations et activités réglementairement autorisées.
• Aucune communication directe avec un client ou patient ne peut se faire sans le consentement préalable de celui-ci. Cette communication ne doit pas promouvoir aucun médicament, dispositif médical ou tout autre produit mentionné à l’article L4211-1 du code de santé publique
• Si l’officine possède un site de commerce électronique, la présentation des médicaments vendus sur ce dernier doit se faire sans artifice de mise en valeur.
• L’achat de référencement dans un moteur de recherche au bénéfice d’une pharmacie d’officine est interdit.

Benoît Thelliez

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article