Etats-Unis : la guerre des masques est déclarée

Washington, le lundi 20 juillet – L’obligation de porter un masque divise violemment les Américains, entre les partisans acharnés de la liberté individuelle et ceux qui s’inquiètent de la situation sanitaire. Au Royaume-Uni, le coronavirus est au cœur d’une affaire d’espionnage.

« Nous obliger à porter un masque, c’est de la tyrannie » ; « nous ne vivons pas dans un pays communiste ». C’est le genre de slogans que l’on peut entendre ces derniers jours dans les rues des grandes villes américaines. De plus en plus d’Américains, généralement des républicains conservateurs partisans du président Donald Trump, s’insurgent contre l’obligation de plus en plus généralisée de porter un masque en public et ce alors que le nombre de nouveaux cas et de décès quotidiens augmentent fortement ces dernières semaines (65 000 nouveaux cas et 800 morts par jour).

Pour les opposants au masque, l’obligation de le porter est vu comme une atteinte disproportionnée à la liberté individuelle et aux droits garantis par la « sacro-sainte » Constitution. Les manifestations anti-masque et les incidents liés à des individus refusant délibérément de le porter dans des commerces se multiplient dans le pays et sont amplifiés par les réseaux sociaux. La question du masque est en train de devenir un nouvel élément de la « guerre culturelle » entre démocrates et républicains. Selon un sondage, 63 % des démocrates sont favorables à l’obligation de porter un masque en public, contre seulement 29 % des électeurs républicains.

Trump croit aux masques…mais refuse de le rendre obligatoire

Si en France l’obligation de porter un masque dans les lieux publics clos a pu être décidée au fil d'une interview du Président de la République, les choses sont bien plus complexes aux Etats-Unis, un État fédéral. Certains États, comme le Texas, ont franchi le pas en rendant le masque obligatoire dans les lieux publics tandis que d’autres comme le Missouri s’y refusent. Les entreprises s’impliquent également dans le débat. Le géant de la distribution Wallmart a ainsi annoncé que ses clients seront désormais obligés de porter un masque au sein de leur magasin, tout en précisant que des « ambassadeurs de la santé » seront chargés d’éviter les frictions avec les clients récalcitrants.

De son côté, le président américain Donald Trump souffle le chaud et le froid sur la question. Sur le fond, le chef de l’État continue de minimiser le rebond épidémique de ces derniers jours, répétant qu’il est essentiellement dû à un dépistage massif et affirmant à qui veut bien l’entendre que le virus « finira bien par disparaitre ».  Dans une interview diffusée ce dimanche, il s’est ainsi dit opposé à toute obligation de porter un masque : « je veux que les gens aient une certaine liberté » a-t-il affirmé. Mais signe que les mentalités évoluent, le milliardaire est pour la première fois apparu en public avec un masque la semaine dernière. « Je crois aux masques, je pense que les masques c’est bien » a-t-il conclu.

Passe d’armes vaccinal entre Londres et Moscou

Si les Etats-Unis sont en proie à une guerre des masques, c’est une guerre des vaccins qui fait rage en Europe. Alors que les chercheurs britanniques sont en pointe dans la recherche visant à élaborer un vaccin contre le coronavirus, Londres a officiellement accusé ce jeudi la Russie d’avoir tenté de dérober des informations détenues par des scientifiques britanniques. Plusieurs laboratoires britanniques mais également américains et canadiens auraient en effet subi des cyberattaques par des hackers russes.

« Nous sommes absolument sûrs que les agences de renseignement russes étaient impliquées dans une cyberattaque » a déclaré Dominic Raab, ministre des affaires étrangères britannique, qui a également affirmé que « la Russie devra rendre des comptes ». De son côté, le Kremlin a sans surprise nié toute implication dans ces actes de sabotage. Les relations entre Londres et Moscou sont particulièrement tendues depuis que des agents russes ont tenté d’assassiner l’ancien espion Serguei Skripal en Angleterre en 2018.

QH

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