Internat : les jeux sont faits !

Paris, le jeudi 21 septembre 2017 – Ce 20 septembre, l’amphithéâtre de garnison virtuel de l’internat a fermé ses portes, mettant un point final au choix de spécialités et de CHU de 7 977 étudiants en médecine (296 de plus que l’an passé). Cette sélection s’est parfois faite dans la douleur en raison de l’entrée en vigueur de la réforme du 3e cycle, qui a entériné, notamment, la création de nouvelles spécialités : les internes ont ainsi désormais le choix entre 44 disciplines.

Nouveaux DES qui rient…

Parmi ces nouveaux DES, deux ont particulièrement attiré les futurs médecins : la médecine infectieuse et tropicale et la chirurgie plastique.

La médecine infectieuse a ainsi séduit le major de la promotion et sur les 49 postes, 33 ont été pris par des étudiants classés parmi les 1000 premiers. Au total, le rang médian est le plus élevé de toutes les spécialités (394e). La chirurgie plastique est de son côté la spécialité dont les postes ont été le plus rapidement pourvus (dernier poste au rang 1 533). Mais il est vrai que le nombre de places, seulement 27, était restreint. Attirance étonnante, lorsque l’on sait, qu’une fois de plus, la chirurgie n’aura pas séduit les meilleurs des étudiants. Ainsi toutes les autres spécialités chirurgicales en dehors de la chirurgie maxillo-faciale et l’ORL étaient accessibles après le 4000e rang.

…nouveaux DES qui pleurent !

Spécialité d’avenir par excellence, le nouveau DES de gériatrie a néanmoins peu enthousiasmé. Ainsi, sur 200 postes, 29 n’ont pas trouvé preneur. Le dernier choix pour cette discipline se situe au rang 7 769 et la moitié des étudiants ayant choisi cette filière sont classés au-delà du 5 907ème rang.

Le DES de médecine d’urgence, réclamé ardemment depuis des années, n’a pas non plus attiré les foules. Ainsi les internes qui ont choisi cette spécialité  ont un rang médian à la 5241ème place.

Pour la fin de tableau, les années se suivent et se ressemblent

Au total, cinq spécialités n’ont pas fait le plein : psychiatrie (98,4 % des postes pourvus), santé publique (94 %), gériatrie (85,5 %), médecine du travail (65,0 %) et médecine générale (93,5 %).

Concernant la médecine générale, le premier à avoir opté pour celle-ci est arrivé 50ème (contre 24ème l’année dernière) et seuls 45 des 1000 premiers l’ont choisi.

La spécialité se maintient toutefois à son niveau de l’année dernière avec 94% des postes couverts (postes moins nombreux que l’an passé).

Frédéric Haroche

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