La deuxième mort de la gynécologie médicale

Paris, le jeudi 28 décembre - La question de l’existence de la gynécologie médicale est une passion presque exclusivement franco-française et elle revient sur le devant de la scène à intervalles réguliers. En effet, chez nos voisins européens, la prise en charge des troubles gynécologiques est partagée entre gynécologues-obstétriciens, médecins généralistes et sages-femmes.

Cette semaine c’est au tour du quotidien Le Monde de tirer la sonnette d’alarme.

Selon son enquête, en 2017, 1 136 gynécologues médicaux pratiquaient leur art, contre 1 648 en 2010 et on présage qu’ils ne seront plus que 531 en 2025, principalement en raison d’un vieillissement des effectifs encore plus accentué que dans d’autres disciplines médicales.   
Et au journal Le Monde de redécouvrir l’axiome « ce qui est rare est cher » et de s’étonner que cette pénurie n’entraîne une hausse des tarifs. Il apparaît, en effet, que seuls 38 % des gynécologues médicaux se limiteraient au tarif de la sécurité sociale (30 euros !).

Interrogée par Le Monde, Noëlle Mennecier, coprésidente du CDGM* qui existe depuis 1997 et qui est parvenu à ce que soit recréé un diplôme dans cette spécialité en 2003 (il avait disparu en 1984) plaide pour des « mesures vigoureuses en termes de nombre de postes d’internes ouverts, et ce sur des années, pour rattraper le retard ».

Soulignons, néanmoins, que la réalité actuelle est  moins sombre que ce qu’avait  conjecturé, en 2010, le même CDGM qui estimait qu’il n’y aurait plus que 600 gynécologues médicaux en 2015 et 180 en 2020.

* Comité de défense de la gynécologie médicale.

F.H.

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