La revue Prescrire épingle 90 médicaments à l’utilité contestable et potentiellement dangereux

Paris, le lundi 29 janvier 2018 - Alors que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s’est engagée depuis plusieurs années à la réévaluation de la balance bénéfice/risque d’un grand nombre de médicaments sur le marché et dont certains ont pu faire l’objet de signalements, la revue Prescrire, avec des moyens moindres et des méthodes sans doute différentes, s’y attèle régulièrement. C’est ainsi qu’elle vient d’épingler 90 médicaments dont elle considère, au vu des résultats d’études, que leur utilité est contestable et leur dangerosité marquée. Une analyse au cas par cas serait nécessaire pour apprécier les arguments de Prescrire, souvent de nature variable. Pour certaines spécialités, les effets secondaires rapportés sont en effet très rares et associés à un mésusage, tandis que la faible efficacité pourrait être discutée. Mais plusieurs alertes apparaissent justifiées, notamment quand elles concernent des spécialités censées soigner le rhume et les états grippaux, qui n’apportent aucune réelle amélioration et sont associés à des risques réels. De même, les allégations trompeuses, concernant par exemple l’amaigrissement doivent être fortement combattues.

M.P.

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Vos réactions (22)

  • Les médicaments à surveiller

    Le 29 janvier 2018

    Aucun médicament n'est anodin. Aucun traitement ne se déroule de la même façon chez deux patients différents. C'est le rôle du pharmacien de prévenir le patient qui achète un médicament sans ordonnance, ou le médecin si un risque potentiel est décelé sur une ordonnance.

    Deux conditions : le pharmacien doit voir passer toutes les ordonnances, le médecin doit recevoir le commentaire du pharmacien comme une expertise supplémentaire. L'infirmier ou l'infirmière doivent également solliciter l'avis pharmaceutique dès qu'un doute intervient. (Message transmis aux élèves infirmiers pendant toutes les années où j'ai enseigné en IFSI.)

    A l'hôpital cela se fait assez généralement grâce à une collaboration favorisée par l'unité de lieu.
    Pour le pharmacien c'est une partie passionnante de son métier.

    Françoise Baudry

  • La fameuse liste de Prescrire

    Le 29 janvier 2018

    Prescrire se vante d'être indépendant des laboratoires pharmaceutiques. Mais elle est totalement inféodée à la Sécu. Voir les conneries non prouvée sur les incrétino-mimétiques ou sur les fibrates.
    Cette revue fait des coups de pub pour augmenter ses abonnés et n'hésitant à publier de fausses informations. Vive le Lancet !

    Dr Guy Roche, ancien interniste

  • Des réticenses qui nous font tant de mal

    Le 29 janvier 2018

    Effectivement, l'argument d'indépendance de la pub ne fait que mettre en valeur que leur seul moyen d'existence est la vente et donc que leur pub à eux, c'est le buzz ! Avec un certain fanatisme...qui par ailleurs participe à alimenter les réticences vis à vis des médicaments et des vaccins qui nous font tant de mal..!

    Dr Xavier Rollin

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