L’accouchement à domicile subit-il une chasse aux sorcières ?

Tours, le jeudi 29 juin 2017- Isabelle Koenig, sage-femme depuis 35 ans dont trois en libéral, qui s’est "spécialisée" dans les accouchements à domicile (AAD) est convoquée par le conseil de l’Ordre des sages-femmes. L’instance lui reproche d'avoir « tardé à transférer des patientes à la maternité » à la suite de complications et de les avoir « mises en danger », ainsi qu’un défaut d'assurance.  Il est à noter qu’aucune plainte n'a été déposée contre elle et que ce sont les hôpitaux où ont été transférées trois parturientes qui ont fait un signalement au Conseil de l'Ordre.

Isabelle Koenig apparaît en effet largement soutenue par ses patientes qui se sont constituées en association. Elles dénoncent « la chasse aux sorcières » contre les sages-femmes réalisant des AAD, qui ne seraient plus qu'une soixantaine en France, notamment en raison du coût prohibitif des contrats d'assurance, qui a récemment été fustigé par l'Association nationale des sages-femmes libérales (ANSFL) et qui avait « surpris » le Conseil national de l'Ordre.

Willy Belhassen, vice-président l'ONSSF (Organisation nationale syndicale des sages-femmes) en marge de cette affaire rappelle que « deux radiations de sages-femmes à domicile ont été prononcées dernièrement. Dans certains départements on cherche le moindre élément pour les convoquer ». Il reconnaît néanmoins « ne pas connaître précisément » le dossier de Mme Koenig.

On estime en France que moins de 1% des accouchements ont lieu en dehors d’une maternité (en comptant les délivrances inopinées).

F.H.

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