L’ésotérisme dans les facultés de médecine... et le silence des ministères concernés

Paris, le mardi 3 novembre 2015 - La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) n’a cessé de rappeler dans ses derniers rapports à quel point la santé représentait un secteur à risque. La vulnérabilité des patients les expose en effet peut-être plus encore que les citoyens non malades à la tentation de suivre certains préceptes dangereux et sectaires. Cet enrôlement peut avoir des conséquences néfastes non seulement pour la vie sociale et financière des victimes, mais également pour leur santé physique, si la poursuite des traitements conventionnels est discutée par les "gourous" et autres charlatans.

Thèses de fasciathérapie

Cette introduction des mouvements sectaires dans le secteur sanitaire est facilitée par la défiance actuelle vis-à-vis de la médecine "classique", mais également par l’ouverture des institutions officielles à un certain nombre de pratiques ésotériques. Ainsi, les facultés de médecine accueillent de plus en plus de formations où la rigueur scientifique est souvent totalement absente.

On se souvient comment en novembre 2012, un reportage publié par Sciences et Avenir avait révélé que quelques 17 thèses sur la fasciathérapie étaient en cours dans les universités françaises chargées de former les futurs médecins. Rebondissant sur ce phénomène, quelques mois plus tard, un groupe de sénateurs avait considéré comme une priorité l’encadrement et de l’évaluation des 2 600 diplômes universitaires existant en France et dont le contenu pédagogique demeure peu contrôlé.

Se soigner grâce aux mouvements des yeux : mon œil !

Deux ans plus tard, cette recommandation n’a pas été suivie et il demeure assez facile d’accéder à des formations plus que fantaisistes moyennant finance dans plusieurs universités françaises. Dans sa dernière édition, le Canard Enchaîné propose ainsi un florilège de ces "diplômes" : à Metz on se familiarise avec une technique censée "soigner" les traumatismes enfouis grâce aux mouvements des yeux, tandis qu’à Lyon-I la gestalt-thérapie est librement enseignée. Plusieurs universités proposent par ailleurs de s’initier à la méditation de pleine conscience ou encore à la "programmation neurolinguistique". Si les universités n’hésitent pas à intégrer ces disciplines plus que discutables dans leur panel, c’est d’une part parce qu’elles font face à une demande croissante, mais aussi parce que ces diplômes payants leur permettent souvent de trouver de nouvelles ressources, à l’heure où l’indépendance renforcée des universités crée certaines difficultés.

Ministres aux abonnés absents

Dans le sillage de la Miviludes ou des sénateurs et face aux dangers que représentent une telle "officialisation" de disciplines nullement scientifiques et potentiellement néfastes pour les patients, l’alerte avait été lancée par plusieurs grands noms de la médecine, dont le président de la commission médicale de l’AP-HP et un ancien doyen de la faculté de médecine de Necker, qui avaient trouvé dans le président de la Ligue des droits de l’homme, le Prix Nobel de Chimie Jean-Marie Lehn ou le président de la Ligue contre le cancer des porte-paroles très solides. Le Canard Enchaîné indique que ces derniers ont ainsi adressé une lettre aux ministères de la Santé et de l’Education nationale pour les inciter à une vigilance renforcée sur le sujet. Aucune réponse ne leur a été adressée ni en mars, ni en mai lorsqu’avant de quitter la présidence de la Ligue, Pierre Tartakowsky a souhaité lancé une piqûre de rappel. Quelques 90 diplômes universitaires devraient disparaître selon les signataires de cet appel, demeuré jusqu’à aujourd’hui lettre morte  (notamment parce qu’ils n’ont été l’objet d’aucune évaluation nationale).

Reste à savoir si les ministères concernés accepteront enfin de se pencher sur ce dossier dont ils ne paraissent pas pour l’heure avoir mesuré l’importance.

Aurélie Haroche

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Vos réactions (50)

  • Tous dans même panier ?

    Le 03 novembre 2015

    Article intéressant mais à vous lire, il me semble que vous ignorez la littérature scientifique sur l'EMDR et la Mindfulness notamment (très nombreuses études randomisées et contrôlées sur ces sujets).
    L'exemple de la PNL doit également être relativisé car si ce n'est pas une forme de psychothérapie reconnue (car finalement peu étudiée scientifiquement et surtout utilisée aux Etats-Unis), elle partage un certain nombre d'outils avec les TCC, dont l'efficacité est très largement reconnue.

    Nicolas Guillard

  • Pourquoi s'offusquer ?

    Le 03 novembre 2015

    Tient pas si nouveau tout cela!
    Le président Khrouchtchev d'une certaine époque avait un cancer en phase terminale.
    Il a congédié tous ses médecins de l'époque et a fait venir d'un trés grand hôpital renommé Russe,"une guérisseuse" qui était employée comme "fonctionnaire d'état"!
    Un film en a été tiré.
    Alors je ne vois pas pourquoi on s'offusque "du silence de l’État"!

    Dr Claude Le Garrois

  • Extrémisme

    Le 03 novembre 2015

    Cette personne me semble bien péremptoire dans ses jugements. Ne serait-elle pas un peu jeune?
    Assimiler toute croyance non officiellement admise à une dérive sectaire me semble extrêmement abusif.
    Il faudrait quand même se rappeler de la définition de la notion de secte.
    S'imaginer que tous les gens qui pratiquent des thérapies alternatives conseillent à leurs patients de quitter leur médecin est totalement faux.
    Dans la plupart des cas, il ne s'agit que d'un complément qui apporte un plus.
    Enfin, si affirmer sans preuve que telle pratique est efficace est contestable, affirmer sans preuve qu'elle est inefficace et dangereuse l'est tout autant.
    Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n'en rêve votre philosophie.

    Dr Joël Delannoy

  • Esoterisme ... ésoterisme et demi !

    Le 03 novembre 2015

    Haltes au dérives ésotériques à la fac de médecine!
    Il faut donc faire la guerre à l'enseignement de la psychanalyse, de l'hypnose et de l'homéopathie, voire de l'acupuncture et autre mésothérapie :)
    En effet ses techniques n'ont pas plus de validation scientifique (voire moins) que l'EMDR (les fameux mouvements oculaires) ou la méditation de pleine conscience (mindfulness). Ces dernières ont beau avoir une présentation inhabituelle il existe une littérature scientifique montrant leur utilité, dans la gestion du stress notamment (au moins aussi utile que les benzodiazépines au long cours:)).

    Dr A. Nicolas

  • Esotérisme et médecine ?

    Le 03 novembre 2015

    Dire que la méditation en pleine conscience (mindfullness) est une discipline plus que discutable me semble nier les dernières découvertes des neurosciences sur les bienfaits sur le cerveau (et l'esprit !) démontrés par les techniques d'imagerie. C'est nier également les bienfaits internationalement reconnus comme aide et soutien dans les pathologies douloureuses, les effets secondaires des chimiothérapies, les pathologies psychiatriques, l'aide à l'apprentissage des enfants, etc…. Il est de même pour les autres techniques citées (EMDR, gestalt, …) pratiquées depuis des décennies avec bénéfice. Il est évident que ces enseignements doivent être encadrés pour éviter les dérives. Mais dire qu'elles n'ont pas leur place dans un cursus de médecine me semble très réducteur. La médecine française ne détient pas la connaissance absolue, et le refus de -re-connaître, et d'utiliser, d'autres connaissances médicales non estampillées par des modèles de recherche obsolètes, mais seulement par empirisme, depuis des siècles pour certaines, me semble tout à fait préjudiciable à une bonne connaissance holistique de l'être humain. Si je me souviens bien, Hippocrate utilisait la connaissance des anciens …. Le corporatisme est en train de tuer notre médecine….

    Emmanuelle Walter

  • Esotérisme, sectes et médecine

    Le 04 novembre 2015

    Je partage l'avis de tous ces commentateurs sur les abus de langage et le manque manifeste de mise à niveau des connaissances de Mme Haroche qui, une fois de plus, se distingue par son manque d'ouverture d'esprit (je l'ai déjà lue quasiment "écolosceptique" dans ces colonnes).
    Une meilleure formation des praticiens utilisant ces techniques permettra justement d'éviter les dérives et de réduire le risque d'erreurs médicales.
    Par ailleurs, évaluer ces techniques n'est pas toujours possible avec les moyens utilisés pour les médicaments et d'autres critères doivent être utilisés. L'approche économique est intéressante, à savoir déterminer quelles économies de santé nous pouvons faire avec ces prises en charge. En effet, elles peuvent permettre de réduire la consommation médicamenteuse à l'origine d'effets indésirables qu'il faut intégrer dans le calcul économique. Beaucoup reste à faire, n'en déplaise à l'auteure de ces colonnes.

    Dr Frédérique Gallois

  • La réponse de la rédaction

    Le 04 novembre 2015

    Il ne me semble pas absolument certain que le plus dérangeant dans cet article réside dans une éventuelle exagération, mais sans doute plus dans le silence des ministères qui ne serait-ce que par coutoisie auraient pu se fendre d’une réponse. L’absence d’évaluation nationale du contenu de ces différents diplômes, concerneraient-ils tous des disciplines unanimement reconnues, apparaît pourtant un élément qui mérite au moins réflexion.

    Il n’est pas que des écolo sceptiques (je ne sais de quelle secte il s’agit, ni même si j’en fais partie, mais apparemment c’est une dérive bien grave !) trop jeune d’esprit (secte dont on guérit, ouf !) pour s’en inquiéter, mais également un groupe de médecins très titrés et intellectuels qui n’ont sans doute pas pour seule qualité d’être fermés d’esprit. Si les thérapies alternatives ne sont en effet pas toutes des « dérives sectaires » et si elles ne conduisent heureusement également pas toutes à l’abandon des traitements classiques, une certaine rigueur pédagogique vis-à-vis des enseignements distillés dans les facultés de médecine, parfois sans contrôle, permettrait d’éviter tout risque.

    A.H.

  • Mise à jour des connaissances nécessaire

    Le 04 novembre 2015

    Je rappelle que l'EMDR a été reconnue, entre autres, par l'Inserm et l'OMS comme l'une des deux thérapies efficaces pour traiter les syndromes de stress post-traumatiques !
    Il serait temps que tant la Miviludes que Madame Haroche, cessent de considérer cette psychothérapie comme sectaire. Et fassent consciencieusement leur travail.
    Et l'on peut se demander de quel côté il conviendrait de chercher l'aspect sectaire...

    Dr François Louboff

  • Les références ?

    Le 05 novembre 2015

    Les adeptes de ces pseudo thérapies pourraient-ils nous donner quelques références d'études confirmant leurs affirmations. Par exemple celle sur l'homéopathie ?

    Dr Bernard Eber

  • Des brouettes d'études

    Le 05 novembre 2015

    Que le Canard enchainé ne connaisse pas l'EMDR, je peux l'entendre. En revanche mêler papouillothérapie et EMDR me semble une peu rapide: il existe à ce sujet des brouettes d'études issues des services de médecine des armées (que l'on ne peut pas soupçonner de légèreté) sur l'EMDR et le psychotraumatisme et la technique est fort utilisée.

    Dr Laurence Baumann

  • Et de 2 !

    Le 05 novembre 2015

    "Je suis très heureux de lire "les 9 commentaires!Enfin de la lecture ,face à des vides de plus en plus manifestes!
    Je remercie certaines personnes et confrères quand on écrit que je "suis un peu jeune"!
    Prêchez le faux et vous lirez le vrai! dans le bon sens du terme!
    Mais comme disait certain "Primum,non nocere"!

    Dr Claude Le Garrois

  • Un vrai rempart contre l'obscurantisme

    Le 06 novembre 2015

    Je crois que la pratique de certaines médecines de soutien - et je n'ai pas dit alternatives - par des personnes scientifiquement solides, avec les connaissances diagnostiques adéquates et opposables n'est pas dangereux. Ces praticiens sont en général très prudents car ils savent qu'on ne leur fera pas de cadeau en cas d'erreur.

    Au contraire c'est une chance pour les patients : on augmente l'arsenal thérapeutique.
    Par contre l'exigence de statistiques puissantes exclusivement basées sur la randomisation -cas témoin est-elle un bon outil d'évaluation? Par définition ces techniques holistiques correspondent à une analyse individuelle des ressources et des besoins. quel témoin serait pertinent?

    La multiplication des études - et au niveau des thèses on ne peut parler de fouthèse - est donc un moyen réel de faire avancer la convergence de ces outils, notamment en aboutissant progressivement à l'élaboration d'échelles, de scores, etc autant au niveau diagnostic que thérapeutique.
    L'hypnose a brutalement acquis droit de cité dans nos CHU grâce à l'IRM fonctionnelle.

    En attendant des révolutions scientifiques comme les acquis des neurosciences, le "primum non nocere" se traduit habituellement par "l'absence de pertes de chances", ce qui est un début.
    La recherche d'outils thérapeutiques supplémentaires est à la fois une démarche de curiosité scientifique et une démarche d'humilité, en plus de la marque du respect dû aux patients. Ce n'est en aucun cas une approche sectaire réductrice. Au contraire nous progressons en sémiologie, en imagerie, en physiologie... car nous avons de nouveaux outils pour interpréter ce que nous voyons. Nous espérons que petit à petit ces éléments qualitatifs deviendront quantifiables avec les progrès de la science fondamentale
    Les sciences expérimentales commencent par définition par l'observation des phénomènes. Ensuite on essaie de les comprendre puis de tirer des lois pour que d'autres à leur tour puissent rapidement utiliser ce que qui a nécessité des années à déterminer. Newton n'a rien fait d'autre!
    Mais c'est la rigueur dans l'analyse qui en fait la force et pour cela des connaissances solides sont nécessaires.

    Les scientifiques que nous sommes ont donc dans la connaissance et la maîtrise de ces outils une grande responsabilité. Les rejeter dédaigneusement ou agressivement sans examen n'a rien de scientifique. Or c'est bien le rôle de la Milviludes de poser ces questions-là, et de bien poser la limite entre la nature d'un outil et l'utilisation sectaire que peuvent en faire certains.

    En conclusion je pense que les universités doivent s'approprier ces outils, c'est un vrai rempart contre l'obscurantisme et les dérives sectaires.

    E. Latour-de Mareüil, sage-femme et homéopathe (Paris)

  • Réponse au Dr Eber

    Le 06 novembre 2015

    Réponse à votre demande
    24Sante.fr
    médicaments homéopathiques!

    Dr C.Legarrois

  • Don't feed the troll

    Le 07 novembre 2015

    Si les réponses n'en émanent pas, ça y ressemble fichtrement.

    Un Dr sceptique

  • "Soigner avec les mouvements des yeux ... Mon oeil !"

    Le 07 novembre 2015

    À l'instar des détraqueurs de Semmelweis, votre propos s'oppose à la raison.

    Le PTSD est une maladie grave, ayant un coût de santé publique important, au moins en durées d'hospitalisations et arrêts de travail. Ne parlons pas du suicide, n'insultons pas leurs familles.

    La physiopathologie du PTSD n'est évidemment pas complètement élucidée, mais nous connaissons déjà quelques bribes : la mémorisation particulièrement liée à l'amygdale sous impregnation de catécholamines libérées pendant le stress. Cette erreur d'afferentation provoque de façon intempestive de l'angoisse pure à la stimultation de la mémoire du stress, et réciproquement une stimulation de la mémoire à l'angoisse, parfois même la stimulation des deux de façon -apparemment- spontanée.

    La physiopathologie de l'EMDR n'est pas élucidée clairement non plus. Mais Comment pouvez vous affirmer que le mouvement des yeux ne puisse pas soigner ? Que la stimultation alternative des hémisphères cérébraux simultanément à celle de la mémorisation du traumatisme ne puisse pas modifier le lien entre ladite mémorisation et l'amygdale ?

    L'EMDR n'est absolument pas nocif. En revanche l'usage au long cours de benzodiazepine est clairement nocif sur les fonctions supérieures.

    L'enseignement de l'EMDR en France n'est pas très diffusée, mais peut-on en conclure que cette approche thérapeutique est ésothérique ? Qu'elle ne se confronte pas à la science et la médecine par la preuve ?
    L'EMDR est une technique récente en France, n'est-il pas évident que son intégration à l'enseignement universitaire soit progressif pour justement ne pas faire n'importe quoi ?

    Mais quelle mouche vous a piqué de mettre dans le même sac l'EMDR (et la Mindfulness ...) avec ce que la médecine abhorre ?

    Le fond de l'article est bien, mais quel mauvais exemples !

    Ps : d'habitude j'aime bien vos articles, :-)

    NL, interne

  • Condamnons sans étudier...

    Le 07 novembre 2015

    Toute pratique nouvelle vient en réponse à des insuffisantes de résultats des pratiques reconnues et officielles. Le plus étonnons, comme à chaque fois d'ailleurs, c'est que ceux qui réclament de la scientificité s'abstiennent d'ordinaire de toute étude scientifique sur ces pratiques et refusent de les soumettre à des protocoles que les innovants n'ont ni le temps, ni les moyens (ni souvent la compétence) pour les mettre en place. Combien d'argent consacré pour l'étude d'un médicament et combien pour l'étude de l'efficacité d'une méthode psychothérapeutique? Il y a des charlatans du médicament (cf. médiator et statines…) comme il y a aussi des psychothérapeutes éthiques en recherche de méthodes utiles et qui se laissent guider par les résultats cliniques. Plus de nuances serait bienvenue. Surtout quand on voit que la Milivudes met aussi la médecine ayurvédique dans les dérives sectaires avec quasiment toutes les formes de psychothérapies découvertes depuis la psychanalyse!

    Dr François Balta

  • Enseignements "sectiques"

    Le 07 novembre 2015

    Bof...ça fait toujours gagné un peu de sous à ceux qui enseignent ces matières ...

    Jean-Pierre Jolas

  • Pratiques magiques et université

    Le 07 novembre 2015

    Il est tout à fait normal que des pratiques magiques soient pratiqué est enseignés en France. Mais ces pratiques n'ont pas leur place à l'université dont l'enseignement doit être fondé sur des bases scientifiques. Je vois qu'un certain nombre de confrères ne partagent pas mon avis, mais les réactions ici ne sont peut-être pas représentatifs. C'est ce que j'espère.

    Dr Van Ditzhuyzen

  • Pas de niveau de preuve ne signifie pas absence d'efficacité

    Le 08 novembre 2015

    Pour ajouter à la critique sur le manque de rigueur scientifique, et le manque d'expérience du rédacteur de l'article, je rappelle qu'avant qu'une technique ne soit évaluée et validée elle se doit cependant d'être regardée avec l'esprit scientifique; pas de niveau de preuve ne signifie pas absence d'efficacité. Mais aussi que la validation scientifique de l'homéopathie attend toujours sans que pour autant les sénateurs ne s'émeuve de son remboursement: et il peut-être rentable de rembourser un placebo optimisé si l'homéopathie n'était que ça plutôt que de multiplier les IRM et autres examens pour conclure face à une souffrance "vous n'avez rien" aggravant le désarroi.
    Dernière remarque le traitement de la "fibromyalgie" mérite mieux que ce qu'en font les centres spécialisés de la douleur pour beaucoup et gagnerait à se pencher sur ces méthodes moins évaluées; c'est d'ailleurs ce que font nos patients à juste titre...

    Dr Francis Abramovici

  • Un canular ?

    Le 08 novembre 2015

    Autant que je sache, le canard enchaîné n'est pas un journal scientifique.
    Ici on cite Mindfulness et EMDR, Gestalttherapie etc.. certaines des therapies sont utilisées depuis des décennies dans les pays nordiques, UK, USA , germaniques etc..
    Mais chez nous en France ...
    Un vétérinaire hollandais, travaillant dans notre pays, m'a dit une fois : le problème en France c'est la manque d'accessibilité au donnés en langue étrangère (anglais !), car ça donne une ignorance importante de ce que se fait dans le monde.
    Et voilà la preuve : reference "scientifique" le canard... mais peut être cet article est un canular ?

    Dr Boyer, psychiatre "ésotérique" utilisant les therapies citées

  • Oui mais...

    Le 08 novembre 2015

    Je suis tout à fait d'accord avec les opinions précédentes. H. Poincaré a dit : " Nier ce que l'on n'explique pas : rien n'est moins scientifique."
    Cependant, il y a assez de connaissances bien établies à apprendre avant d'étudier celles qui, non seulement n'ont pas de rationnel actuel, mais pas non plus de preuve robuste de leur efficacité.
    Le fait que le charlatan croie à sa méthode ne le rend pas moins dangereux que celui qui exploite la crédulité des personnes qui souffrent. Il est seulement dangereux d'une autre manière.
    Un des rôles de l'Etat est de lutter contre l'escroquerie à tous ses niveaux d'expression.

    Dr Bernard Maroy

  • Un fil étroit dans le règne du "politiquement correct"

    Le 08 novembre 2015

    Le fil est très étroit entre ce qui est dit "scientifique" , "admis", "classique" et ce qui sort de cette approche officielle, bien pensante, avec un jugement manichéen négatif.
    Dire "non", c'est prendre une position tandis que dire "je ne sais pas", laisse la porte ouverte à une vérité future toujours possible, sans valider ces approches extra-ordinaires, dans le moment, mais qui sont au delà de la frontière de nos connaissances bornées.
    Ce fil est étroit, mais un esprit scientifique doit pouvoir envisager toutes les possibilités et les hypothèses, afin de les étudier, de les comprendre, de les évaluer, de les observer. Il est vrai que la période, est à l'obscurantisme, période liberticide, dans un refus de la réalité sous le prétexte de la vérité, pour notre bien, avec un "politiquement correct" roi.
    La Méditation existe depuis des siècles; des hommes ont en profité, et ce n'est que dernièrement que ses effets ont pu être constaté par IRM...

    Dr Christian Trape

  • Que de temps perdu par ignorance

    Le 09 novembre 2015

    C'est fréquent dans l'histoire des sciences. Quand Newton a présenté la loi de la gravitation universelle, l'académie des sciences l'a qualifié d'obscurantiste: "des astres qui s'attirent les uns et autres par sympathie occulte, quelle hérésie!", et il a fallu plus de 80 ans pour que cette loi soit acceptée. Semmelweiss a été rejeté au nom de la science et de la raison, malgré ses démonstrations on ne peut plus scientifiques: "obliger les médecins à accomplir des rites de purification!".

    Avant de condamner aveuglément au nom de la science et de la raison, il est plus prudent d'aller regarder les choses de près: on peut parfois découvrir des choses tout à fait intéressantes.
    Bien sûr, le déni est très confortable. Le jour où ces pratiques auparavant condamnées sont réhabilitées, on se rend compte que les preuves de leur efficacité existaient depuis longtemps. Que de temps perdu par ignorance, d'autant plus impardonnable qu'elle est volontaire!

    Dr Jean-Jacques Perret

  • Leçons de l'histoire

    Le 09 novembre 2015

    Le développement historique de ces "sciences" montrerait, si besoin en était l'archaisme et l'ésotérisme de ces pratiques(homéopathie,ostéopathie,etc...voir les biographies des auteurs souvent de grands solitaires "inspirés").
    La médecine ne peut être que scientifique, et pour le reste il appartient à la psychiatrie de faire le tri dans l'immense et inépuisable domaine des thérapies suggestives, jouant sur les effets nocebo et placébo ...qui peuvent être utiles au demeurant mais qui ne doivent être considérées que pour ce qu'elles sont.

    Dr Giovanni Serio

  • "C'est le privilège d'une secte que de donner son nom à l'erreur"

    Le 09 novembre 2015

    Au Dr Jean-Jacques Perret : "Quand Newton a présenté la loi de la gravitation universelle, l'académie des sciences l'a qualifié d'obscurantiste: "des astres qui s'attirent les uns et autres par sympathie occulte, quelle hérésie!", et il a fallu plus de 80 ans pour que cette loi soit acceptée"
    FAUX: seul un clan restreint de "descartistes" purement français n'a pu accepter l'interaction à distance de deux corps (Descartes, sur le plan scientifique, ne valait pas grand chose, d'ailleurs), [ce qui a fait dire à Voltaire: "c'est le privilège d'une secte que de donner son nom à l'erreur", citation tirée de la traduction française de la préface des "philosophiae naturalis principia mathematica", traduction et commentaires par Mme du Châtelet.]
    L'argument des "génies incompris des thérapies tsoin tsoin, d'ailleurs voyez l'exemple de X" n'est pas recevable

    La vraie question de type "sectarisme ou non" réside dans les explications pseudo physiques et pseudo biologiques données par certains adeptes (dans la longue liste, je citerais: "fractales", médecine quantique, médecine holistique, "pied de Bouddha" si si, forces morphogénétiques, rétrocausalité, mémoire cellulaire, mémoire de l'eau etc..)
    Tout celà pour ne pas nommer Hypnose, Psychanalyse, Relaxation etc...

    Celà n'empêche en rien, d'ailleurs,certains thérapeutes d'être empiriquement extrèmement forts et efficaces; après tout les pratiques Reichiennes(issues d'ailleurs de Ferenczi) pour donner un exemple, ne sont pas de la simple papouillo thérapie; par contre, l'énergie d'orgone, énoncée en temps que phénomène physique extérieur réel, relève de l'ésotérisme.

    Le problème des thérapies "sectaires" n'est pas celui de leur plus ou moins grande efficacité clinique, mais de la projection des ressentis internes du patient sur l'extérieur en tant que théorie physiquement- et non tout simplement symboliquement- explicative.


    Dr YD

  • Secte ou gourou?

    Le 09 novembre 2015

    Enfin un article de fond sur les pratiques parfois dérivantes de certains praticiens. Merci. Il est vrai que certaines pratiques s'auto-valident par des "travaux" dit "scientifiques" , sans en avoir la couleur ni le regard épistémologique minimal.
    La médecine n'échappe pas toujours à cette dérive.
    Outre les remarques du Dr J Delannoy, j'ajouterai qu'il ne faut pas confondre pratique et praticien. Le côté sectaire est à attribuer non à une pratique vérifiée ou non mais au comportement humain d'une personne qui profite de la faiblesse d'un certain public.
    Sur cet aspect, on ne peut nier l'attitude tout aussi sectaire de praticiens prétendant d'un requis scientifique.
    Faut-il rappeler que la science a précisément pour caractéristique, non pas de prétendre à affirmer La Vérité mais de tendre vers la compréhension de phénomènes. C'est ce qui la différencie de la secte.

    Th Dubois, Ostéopathe Belgique

  • Evidence based

    Le 09 novembre 2015

    Moritz S et coll.: : Mindfulness and relaxation treatment reduce depressive symptoms in individuals with psychosis. European Psychiatry 2015; 30: 709–714.
    Voici de quoi reprendre ce que disaient mes collègues sur la dimension très "evidence based" de certaines techniques thérapeutiques dénoncées pourtant dans le canard enchaîné aux côtés d'autres techniques qui je l'espère ont un caractère plus fantaisistes que toutes celle qui sont citées mais qui sont admises parfois depuis des lustres. J'apprécie beaucoup votre site mais vous relayez là une information qui ne me paraît pas du tout sérieuse!

    Dr Thierry Montaut

  • Permettre toutes les propositions si...

    Le 09 novembre 2015

    Enseigner une discipline médicale, quelle qu'elle soit, implique d'accepter toute recherche respectant les principes scientifiques reconnus comme sérieux et réalisée par quiconque. Ce principe avait éloigné tous les quémandeurs...C'était dans les années 70 et après.

    Dr Claude Colette

  • Quelques données

    Le 09 novembre 2015

    Pour celles et ceux qui s'intéressent aux données au moins autant qu'aux opinions, je suggère cette revue de littérature Cochrane sur le PTSD et ses diverses approches thérapeutiques, dont l'EMDR : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/14651858.CD003388.pub4/epdf.

    Pour ce qui de la Mindfulness et de ses mécanismes d"action, cet article de Clinical psychology Review fait le tour de la question :

    http://www.researchgate.net/profile/Kate_Cavanagh/publication/272199129_How_do_Mindfulness-Based_Cognitive_Therapy_and_Mindfulness-Based_Stress_Reduction_Improve_Mental_Health_and_Wellbeing_A_Systematic_Review_and_Meta-Analysis_of_Mediation_Studies/links/54e4d3310cf29865c3353aa1.pdf

    Xavier Briffault, chercheur en sciences sociales de la santé

  • Quelques exemples

    Le 10 novembre 2015

    Voilà qui est étonnant! Tous les participants à cet échange admettent parfaitement qu'une bibliothèque entière puisse être contenue dans une minuscule clé USB. Lorsqu'il s'agit d'admettre qu'il est démontré qu'un liquide biologique peut contenir une information véhiculée par un signal électromagnétique et que cette information peut avoir une activité pharmacologique (donc sans molécule), là, c'est le blocage, les cerveaux se ferment, on crie à l'ésotérisme.
    Un peu d'histoire: en 1990, Jacques Benveniste, scientifique de renom, démontre qu'il est possible d'agir sans molécule sur des lymphocytes ou sur des coeurs de cobaye, le signal pharmacologique étant véhiculé par une information électromagnétique qu'il a enregistrée et qu'il peut même envoyer par internet. Après la publication de son article dans Nature, il est désavoué, tourné en ridicule par 99% de la communauté scientifique, il perd son poste à l'INSERM, on l'oublie.
    En 1994, le Dr Endler, de la faculté de Graz, en Autriche, démontre que la thyroxine en dynamisation 30DH (soit 10 puissance -30) ralentit la morphogénèse des têtards. L'expérience, très simple, est rapidement confirmée par trois autre équipes indépendantes, en Autriche et en Hollande.
    On refait l'expérience à la fac de pharmacie de Montpellier (Pr Bastide) et là, on s'aperçoit que le bocal témoin réagit de la même façon que celui qui a reçu la solution homéopathique lorsqu'il est placé à proximité. On découvre alors que le résultat est le même lorsque l'on place la solution homéopathique dans une éprouvette trempée dans le bocal: la démonstration d'une information "qui passe à travers le verre" est confirmée.
    En 2014, Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, obligé de s'exiler en Chine pour trouver un laboratoire qui accepte de travailler sur le sujet, confirme les travaux de Jacques Benveniste, et parvient à reconstruire à 98% un morceau d'ADN à partir d'un signal électromagnétique envoyé dans un laboratoire italien par internet.
    On pourrait citer les travaux du Pr Doutremepuich, qui a publié pendant 10 ans dans des revues de biologie ou de pharmacologie à comité de lecture ses travaux sur l'aspirine qui devient thrombogène en 5CH, et puis quoi? Et puis rien. C'est publié, et puis rien.

    Les preuves sont devant vous et vous fermez les yeux. Ce n'est pas une attitude scientifique.

    Dr Jean-Jacques Perret

  • Les infiltrés

    Le 10 novembre 2015

    Manque de compétences ou infiltration sectaire au sein même des ministères? Reste le défaut de clairvoyance face au reour en force de la magie et de l'irrationnel. Ce besoin constitutif depuis l'âge de pierre est exacerbé par la science tout puissante qui ne laisse pas place au rêve mais à l'effroi.

    Dr Isabelle Gautier

  • Question au Dr Jean-Jacques Perret

    Le 12 novembre 2015

    "....liquide biologique peut contenir une information véhiculée par un signal électromagnétique ..."
    "...le signal pharmacologique étant véhiculé par une information électromagnétique qu'il a enregistrée ..."

    Une seule référence sur la physique du phénomène m'intéresserait beaucoup.
    Curieusement, le "net" reste muet dès que l'on aborde les questions fondamentales de physique moléculaire portant sur ces questions... ou alors il s'agit d'invocations rituelles de "non localité quantique" et autres formules magiques à base d'une sémantique empruntée à la vraie physique, sans la moindre démonstration, sans la moindre hypothèse, même à l'état d'embryon explicatif provisoire.

    Alors oui, pour l'instant, je m'en tiens à l'ésotérisme...

    Dr YD

  • 32 réponses c'est extraordinaire!

    Le 14 novembre 2015

    L'"ésotérisme" sujet encore tabou pour certains,à "éviter" pour d'autres,"à s'intéresser" pour ceux qui s'interrogent "Y-a t-il quelque chose que je ne sais pas?",et ceux qui y "croient".
    A l'aube de la "robotisation", de la haute expérimentation au niveau du cerveau,"du logiciel-touche,visuel aussi",de la refonte des "réformes administratives hospitalières et libérales",de l'empathie robotique pour une génération non préparée(celle sans ordinateur)et celle en avance sur son temps(vie connectée)!Où sera la place de l'ésotérisme?
    Ceux qui"savent tout et qui ne savent rien" ils devraient méditer sur ce dicton:
    "Errare humanum est" phrase initiale et je dirai "Connarre humanum est"!

    Dr C.Le Garrois

  • Les tétards ne manqueront pas de place

    Le 15 novembre 2015

    Au Dr Perret

    Pourriez-vous m'indiquer l'apport de l'homéopathie, ces 20 dernières années, pour le traitement du diabète, de l'hypertension, des dyslipémies...
    "La thyroxine diluée à 30CH qui ralentit la morphogenese des têtards" c'est 1cm3 de thyroxine diluée dans 30 millions d'Océan Atlantique!
    Manqueront pas de place, les têtards.

    Dr Bernard Eber

  • Faire la différence entre phénomène constaté et explication

    Le 15 novembre 2015

    A travers toutes les discussions précédentes, il semble qu'il y ait bien souvent une confusion, chez les uns et chez les autres, entre un phénomène constatable (la mémoire de l'eau, l'amélioration du PTSD par l'EMDR, …) et les explications avancées pour comprendre ces phénomènes. Ce qui serait scientifique, ce serait de commencer par différencier les deux et ne pas disqualifier les phénomènes au nom d'un désaccord sur les explications, qui ne sont que ce qu'elles sont.

    Il aura fallu attendre la théorie des neurones-miroirs pour "croire" à l'existence de l'empathie! Tous ceux qui en tenaient compte auparavant n'étaient pas "scientifiques"… mais ils constataient quelque chose qui existe.

    Dr François Balta

  • Repenser à Pasteur

    Le 15 novembre 2015

    Réponse à YD.

    Les références sont nombreuses. Vous pouvez consulter entre autres les travaux du Dr Demangeat qui étudie en RMN les modifications de la structure de l'eau par des hautes dilutions de diverses substances (Journal of molecular liquids du 26 5 2010), vous pouvez également assister à la transmission d'une "information" non moléculaire entraînant la construction d'un segment d'ADN dans une éprouvette recevant cette information dans une émission de France 5 dans laquelle on voit Luc Montagnier envoyer l'"information" par internet. On peut la retrouver facilement sur internet, (on a retrouvé la mémoire de l'eau, 5 juillet 2014).

    Bien sûr le changement de paradigme fait hurler, la reproduction des expériences ne peut se faire que dans des conditions extrêmement précises, et reconnaissons que si l'on refaisait les expériences de Pasteur avec des mains sales, nous arriverions à démontrer que c'était un imposteur. Il avait pourtant raison, mais il a eu tellement de détracteurs qu'il n'a pas pu résister à la tentation de bidouiller ses résultats pour les rendre plus crédibles!

    Perfectionner et confirmer les connaissances du moment, c'est enthousiasmant et vous apporte la reconnaissance générale. Aborder une nouvelle façon de penser, c'est inconfortable et déstabilisant.
    Seule la science donnera la réponse, encore faut-il accepter d'étudier des choses qui semblent (en apparence) inacceptables, et se jeter à l'eau pour confirmer ou infirmer. Malheureusement tout le monde condamne (fuite) et personne ne se lance dans une étude pour confirmer ou infirmer. Un point commun avec l'inquisition qui refusait de regarder dans la lunette de Galilée.
    Vous contestez les résultats de Benveniste ou Luc Montagnier ? Refaites leurs travaux! Seulement, en repensant à Pasteur, n'oubliez ps de vous laver les mains.

    Dr Jean-Jacques Perret

  • Revoyer votre copie

    Le 15 novembre 2015

    C est un article déjà ancien et je tombe dessus aujourd hui. Tout à déjà été dit dans les commentaires mais je rajoute le mien: je suis offusqué par les propos tenus! Dommage je croyais le JIM sérieux et pas du tout...si la totalité de vos articles que je ne peux vérifier sont aussi peu crédibles je pense qu'il faut changer de média! Au moins regardez les définitions des mots avant décrire. En effet une secte emprisonne, détourne de ses amis, sa famille, ses éducateurs et ses médecins pour surtout profiter de l'argent des adeptes. Je ne connais pas ces pratiques dans aucune des disciplines que vous citez et le meilleur moyen de l'éviter est certainement de les laisser agir sous le regard de l'université et ne pas les reléguer dans la marginalité.
    Revoyez votre copie.

    Dr C.

  • Ouvrons les œillères

    Le 15 novembre 2015

    Les tenants de l'orthodoxie scientifique savent-ils que leurs différentes sources d'information et de formation scientifiques sont sponsorisés par le lobby financiero- pharmaceutique. Que leurs vérités sont fabriquées et ne sont que des pseudo vérités juste bonnes pour les AMM et le marketing.
    Ouvrons les œillères.

    J Waked

  • Relecture

    Le 15 novembre 2015

    Quel jugement péremptoire !
    La plupart des techniques de psychothérapie citées sont en réalité validées par des études sérieuses.
    Que l'auteur de cet article relise la littérature!

    Dr C. Bretelle

  • Anne, ma soeur Anne...

    Le 16 novembre 2015

    La physique vous dis je, la physique...où est la physique ?
    Que tchi....nib...

    Benveniste, Montagnier et beaucoup d'autres, bons ou mauvais biologistes, sont bien incapables de soumettre leurs expériences à la loupe des lois de la physique moléculaire... J'attends de pied très très ferme...et rien ne vient jamais

    Dr YDS

  • Bizarre...

    Le 17 novembre 2015

    Oui, bizarre...lorsqu'il s'agit d'homéopathie, il n'y a personne pour dénoncer le lobby financiéro-pseudo-pharmaceutique qui a fait fortune sur cette théorie sonnante, mais trébuchante...

    Bon, pas de fine bouche, j'ai quand même appris aujourd'hui que la mémoire de l'eau est un phénomène constatable...tout comme la connerie.

    EG

  • Changement de paradigme

    Le 19 novembre 2015

    Benvéniste et Montagnier ne peuvent se soumettre aux lois de la physique moléculaire puisqu'il n'y a plus de molécules!
    Les grenouilles réagissent à l'"information" thyroxine 30DH. C'est un fait, vérifié, et les faits sont têtus. Tout le monde réclame des expériences confirmées par des équipes indépendantes, c'est ici le cas. On peut toujours en rire en parlant d'une goutte de thyroxine diluée dans 30 océans atlantiques: bien sûr si l'on raisonne au niveau des molécules, ce qui n'est pas le cas dans cette expérience.
    Changement de paradigme vous-dis-je! (quelle hostilité cela déclenche, finalement rien que de très habituel).
    Question: l'aspirine était-elle inefficace avant que l'on ne découvre son mécanisme d'action ?

    Dr Jean-Jacques Perret

  • Une loi physique reconnue par ailleurs

    Le 20 novembre 2015

    La nature n'est-elle pas basée sur les vibrations ? Le son, les couleurs, l'énergie, l'onde de choc... je ne vais pas en faire une lithanie. Mais la science, les sciences sont souvent dans des batailles de bac à sable : c'est moi qui a raison !
    Dénier ce qui existe parce que l'on est dans l'impossibilité de le prouver... c'est rassurant mais sans aucun doute sclérosant. C'est un peu comme si la Science était une tour d'ivoire qui se protègerait de ceux qui risquerait de fragiliser sa légitimité. Que cherche-t-on vraiment à défendre là ?
    Allez tiens ! On n'a plus qu'à nier les guérisons que l'on n'explique pas... parce que ce n'est pas scientifiquement prouvé ! Sans tout admettre, il faut garder un esprit critique mais en ayant la critique constructive...
    L'homéopathie, j'ai la chance de bien y répondre. C'est tout ce qui m'importe, quand par ailleurs j'ai l'habitude de "bénéficier" plus des effets nocébo que ceux recherchés (les placébos), quand je me soumets à des "thérapeutiques patentées" créées par des laboratoires qui ont oublié l'éthique pour certains. Le bénéfice / maléfice, c'est ce que tout professionnel de santé doit avoir en ligne de mire normalement pour son patient. Enfin, c'est ce que je crois.

    Finalement, je dis ça... je n'ai rien dit. Aucune référence scientifique pour étayer cet avis, n'en tenez pas compte !

    Charlaine Durand

  • Ne pas savoir

    Le 21 novembre 2015

    Un des problèmes que soulève l'attitude sectaire de Mme Haroche est la confiance absolue et tautologique dans la raison raisonnante (les médecins "intellectuels et très titrés"). C'est important de savoir se servir de son cerveau, pas de doute, mais le fonctionnement humain ne se limite pas à ça. Rester ouvert au possible, et s'interroger sur la sécurité personnelle qu'on pense trouver dans la fonction raisonnante du cerveau, est utile et parfois même libérateur...

    Dr Michel Parini

  • La question financière

    Le 21 novembre 2015

    Et si sous et derrière (?) cette polémique se profilait un autre problème? C'est à dire qui utilise ces "techniques" et avec quelles indications? Étant retraité j'ai eu l'expérience de connaître des confrères qui utilisaient des médicaments avec des indications extra AMM (type corticoïdes p.o à bonnes doses et prolongés dans l'asthme de l'enfant ou Oracilline p.o plusieurs années toujours chez l'enfant; bien entendu sans arguments cliniques ou autres...). Il doit en être de même pour d'autres "thérapies" pour lesquelles les indications et leurs durée sont laissées au libre "arbitre" ne nos confrères ou pseudos. L'utilisation d'autres thérapies ne relève pas que du magique ou de l'empathie mais bien souvent du financier; pourquoi ne pas le dire même si cela ne concerne qu'une faible partie d'entre tout ses "thérapeutes".

    Dr Jean Charles Broudeur

  • Attitude modérée sur un sujet complexe

    Le 22 novembre 2015

    On a souvent plaisir à lire ce qu'écrit Madame Haroche, mais là son avis est trop tranché. Les techniques citées sont utiles, utilisées, éprouvées et s'il elles ne sont pas encore prouvées, elles ne sont pas dangereuses et sont même souvent efficaces dans les mains de praticiens solides et équilibrés. Et là un enseignement universitaire de qualité est plutôt une garantie de sécurité pour les patients.
    Il est dans les commentaires question de l'homéopathie alors qu'elle n'est pas citée dans l'article de Madame Haroche. L'utilisant partiellement, l'enseignant à l'Université, ayant participé à des travaux et écrit sur son évaluation scientifique, continuant à le faire, j'aurais un avis plus modéré que le Dr Perret: oui il y a des arguments scientifiques forts en faveur de l'homéopathie, hors point de vue à sensation, issus de scientifiques modestes et besogneux, mais oui son évaluation clinique se heurte à des méthodes classiques mal adaptées, et oui, l'influence excessive d'un lobby industriel brouille les cartes. Mais si on s'en tient à cet exemple, un enseignement universitaire, critique, non partisan, écartant les non indications, et ne faisant pas la part belle aux guruthérapeutes est une formation utile.
    L'avenir appartient à des médecins à la formation solide et apte (s) par leur formations (s) à traiter les patients et leur maladies de forme très variable par des méthodes adaptées.
    Madame Haroche, vous avez raison de soulever le problème sectaire, mais l'enseignement universitaire est peut-être plus la solution que le problème

    Dr Bernard Poitevin

  • Des "preuves"

    Le 23 novembre 2015

    Tous ceux qui ont prescrit ne serait ce qu'une seule boîte de Mediator devraient lire les études publiées sur l'homéopathie et autres médecines non "conventionnelles" sans attendre que leurs "experts" le fassent pour eux: ils ne sont pas payés pour cela, bien au contraire !
    Ouvrons les oeillères.

    J Waked

  • Revenons aux enseignements anciens

    Le 23 novembre 2015

    C'est de la masturbation intellectuelle. Revenons aux enseignements anciens qui ont formé de meilleurs médecins.

    Dr Jean Jelwan

  • ...et la Psychanalyse ...?

    Le 23 novembre 2015

    ... poursuivons alors sur les prises en charge autorisées pour la psychanalyse, les méthodes(scientifiques ?) et les résultats (...) ... ?

    Dr. M.H.H

  • Notre pays si orgueilleux

    Le 23 novembre 2015

    Il est regrettable que la médecine française soit toujours aussi obscurantiste dans sa démarche. L'EMDR n'a rien d'ésotérique, c'est une technique qui marche réellement si elle est pratiquée par une personne compétente. C'est la seule méthode que a aidé mon fils de 16 ans qui souffrait d'une phobie sociale.
    Par ailleurs, il est fréquent que les scientifiques "officiels" rejettent les nouveautés. Et la prétention des français en la matière est phénoménale. Combien d'enfants autistes ont subit les errements des partisans de la psychanalyse alors qu'à l'étranger, on employait des méthodes efficaces pour les faire évoluer ? Dommage pour notre pays si orgueilleux.

    ER

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