Levothyrox : l’ancienne formule demeurera disponible tout au long de 2019

Paris, le jeudi 8 novembre 2018 – Une partie des patients traités par levothyroxine continuent aujourd’hui à recourir à l’ancienne formule du Levothyrox, disponible en France sous le nom d’Euthyrox. Les chiffres précis ne sont pas disponibles, mais si un nombre important de patients a finalement pu s’adapter à la nouvelle formule du Levothyrox ou trouver un meilleur équilibre grâce aux différentes alternatives désormais sur le marché, pour une partie des patients, la transition demeurerait difficile à envisager. Aussi, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a demandé au « laboratoire Merck de poursuivre sa mise à disposition en France sur l’année 2019 », même si elle insiste sur le fait que les solutions pérennes doivent être préférées.

50 000 boîtes par mois

Alors qu’un jugement du tribunal de grande instance (TGI) de Toulouse ce lundi a imposé à Merck la mise à disposition d’Euthyrox pour trois mois à destination de 39 patients, Merck a précisé ce mardi que compte tenu de la demande de l’ANSM, elle assurerait une mise à disposition bien plus large. Quelques 50 000 boîtes seront ainsi distribuées dans les pharmacies chaque mois, soit un volume semblable à celui accessible cette année, et qui permet de répondre aux "besoins des patients" affirme Valérie Leto, pharmacien responsable de Merck France.

Transition européenne bien plus en douceur

Si des associations de patients continuent à militer pour que les deux formules demeurent commercialisées de façon parallèle et pérenne, le mouvement en vue d’un remplacement dans toute l’Europe de l’ancienne formule par la nouvelle formule se poursuit. Ainsi, cette dernière devrait être disponible dans 21 pays de l’Union européenne dès l’année prochaine. Dans les états qui bénéficient déjà de la nouvelle formule, Merck assure que le maintien de l’ancienne formule, de manière transitoire, n’a pas été exigé. L’existence dans ces pays d’alternatives explique sans doute ce passage plus serein, comme en Suisse, où pourtant les échos de la situation française avaient un temps semé le trouble. En tout état de cause, l’arrivée de la nouvelle formule dans tous les pays d’Europe semble empêcher à moyen terme le maintien de l’ancienne formule, qui relève aujourd’hui d’une décision d’importation en France.

Léa Crébat

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