L’ordre des médecins veille sur l’exercice isolé

Paris, le jeudi 6 décembre 2018 – A l’occasion de la présentation, hier, de l’atlas de la démographie médicale, dont le JIM a déjà analysé les principaux enseignements, le président de l’Ordre des médecins, le docteur Patrick Brouet, a appelé les pouvoirs publics à cesser de mettre en doute l’intérêt de l’exercice isolé.

Il s’est plus précisément inquiété des conséquences de l’une des mesures principales du plan Ma santé 2022 : le déploiement de 1 000 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) d’ici à 2022, qui vise, in fine, à faire de l’exercice isolé une exception. Rappelons, à cet égard, que la participation à une CPTS, à une maison de santé pluri-professionnelle ou encore une équipe de soins primaires sera nécessaire pour accéder à certains financements, comme celui qui permettra l’embauche d’un d’assistant médical.

Patrick Brouet redoute que ces dispositifs aient un impact délétère sur les cabinets isolés, les marginalisent et les paupérisent. 

« Au-delà de l’organisation structurelle d’une CPTS, il faut organiser un vrai plan local d’organisation territoriale du système de santé et que celui-ci soit inclusif » a-t-il plaidé en appelant à ne pas reproduire « les erreurs du passé », c’est-à-dire la réservation « des dotations, des financements ou des subventions » à « certains types d’acteurs répondant à des normes nationales ».

L’exercice isolé n’a pas dit son dernier mot !

F.H.

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