L’ordre national infirmier joue sa survie

Paris, le mercredi 27 août 2014 - Alors que l'Ordre infirmier prépare ses élections interdépartementales, une pétition en ligne réclamant son abrogation comptabilise plus de 10 000 signatures.

La pétition lancée fin juillet, via Facebook, par « les infirmières en colère » réclame « l’abrogation de l’ordre national infirmier imposé à la profession infirmière en décembre 2006 ». On retrouve dans ce texte les arguments fustigeant l'inutilité des chambres disciplinaires de l’Ordre et sa dette.

La pétition devrait être remise aux pouvoirs publics dans les prochaines semaines, au moment où s’ouvriront les débats sur la future loi de santé.

Recherche candidats désespérément

A moins de trois semaines de la clôture des listes, prévue le 15 septembre, l’Ordre s’efforce de trouver des candidats en vue des prochaines élections interdépartementales, qui se dérouleront le 30 octobre. Rappelons que ce « regroupement » de départements est la conséquence d’un nombre insuffisant d’élus lors des élections départementales d’avril.

Sur son site, l’ONI invite ainsi les infirmiers à se porter candidat et rappel que leur activité « permet de participer à la mise en œuvre de toutes les missions de l'Ordre au niveau local ».

L’enjeu est la survie pour cet ordre « contesté », « sans légitimité » et « dont l’avenir est clairement menacé », selon les mots utilisés par Marisol Touraine en mai dernier.

FH

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Vos réactions (1)

  • Déception

    Le 29 août 2014

    Je suis profondément déçue de constater que les infirmier(e)s sectionnent le cordon protecteur qui leur aurait permis une reconnaissance digne et légale.
    A présent que la polémique coléreuse et ignorante s'est mise en marche, notre chère ministre n'aura plus qu'à faire de nous une bouchée de pain.
    C'est ainsi que nous existerons à l'égard du gouvernement : des insoumis qui n'ayant pas compris que l'Ordre est leur planche de salut s'imaginent encore naïvement que leurs revendications actuelles et ultérieures seront entendues.
    Pffff.
    Laisser moi étouffer mes rires dans des kleenex...

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