Lyme chronique : des patients portent plainte contre un médecin du CHU de Dijon

Dijon, le mardi 12 février 2019 – Une patiente, convaincue d’être atteinte d’une maladie de Lyme chronique et confortée dans ce sens par certains médecins, a rapporté récemment à l’antenne de France 3 Bourgogne, avoir été malmenée par un médecin du CHU de Dijon. Elle décrivait une consultation tendue d’un quart d’heure, durant laquelle le praticien lui aurait assené qu’elle ne souffrait pas d’une maladie de Lyme mais d’un trouble psychiatrique. Il aurait ajouté que ses confrères qui soutiennent l’existence d’un Lyme chronique sont des charlatans et des voleurs. Révoltée par cette attitude, cette femme s’étonnait, en outre, que le médecin ne suive pas les dernières recommandations de la HAS qui ont reconnu l’existence d’un « syndrome persistant polymorphe après une possible morsure de tique ».

« Une maladie de merde qui n’existe pas »

D’autres témoignages ont, depuis, été colligés. L'un de ceux-ci relate que l’infectiologue aurait déduit « d'une simple auscultation » (sic) et « sans regarder les analyses biologiques » que le sujet n’était pas atteint de la maladie de Lyme mais plus certainement dépressif.

D'autres évoquent un homme « devenu agressif » à l'évocation d'une « maladie de merde qui n'existe pas » !

Aussi, une plainte a été déposée par l’association France Lyme « pour son compte et pour le compte de cinq patients » pour « refus de soins illicite en raison d'une discrimination liée à l'état de santé », dans l’objectif de mettre en évidence « une récurrence, un schéma (…) à la limite de l'insulte ».

Ce lundi, le tribunal de Dijon a indiqué que le dossier était « en cours de traitement au sein du parquet ».

Si le médecin, dont le nom n’a pas été dévoilé, n’a pas encore réagi, le CHU de Dijon a simplement confirmé avoir « récemment eu connaissance du courrier de mécontentement d'une patiente au sujet de sa prise en charge ».

Sans préjuger des suites judiciaires de cette affaire, rappelons qu’en matière de Lyme chronique, l’injure n’est pas toujours l’apanage des méchants praticiens, de nombreuses personnalités et institutions, dont le JIM, pourraient en attester…

F.H.

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Vos réactions (1)

  • Dans la Grèce antique...

    Le 12 février 2019

    On tuait le messager porteur de mauvaises nouvelles quand on ne voulait pas les entendre.

    S.

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