Médicaments et parapharmacie en ligne, au meilleur prix ?

Paris, le mercredi 12 mars 2014 - La vente en ligne des médicaments sans ordonnance est autorisée en France depuis décembre 2012 et comme pour les billets d’avion, les hôtels, et nombre de produits numériques ou de téléphonie, les comparateurs de prix se sont aussi développés dans ce domaine. C’est ainsi qu’il y a tout juste un an, en mars 2013, unooc.fr (du grec ancien « soin »), premier comparateur de prix des médicaments sans ordonnance, faisait son apparition sur la toile.
Ce site qui ne comporte aucune publicité, propose un moteur de recherche gratuit pour les consommateurs afin de les aider à trouver et à comparer les médicaments au meilleur prix (les écarts de prix entre les sites peuvent aller jusqu’à 103 % selon unooc). Plus qu’un simple comparateur de prix, unooc se veut « une marque de confiance pour les consommateurs ». Unooc ne référence en effet que des sites de pharmacie autorisés et répertoriés par les Agences régionales de Santé et l’Ordre des pharmaciens.

Un bel anniversaire ! 

Un an après sa création, 45 sites sont référencés sur unooc.fr dont 30 pharmacies (avec leur accord) et 15 parapharmacies. Aujourd’hui, ce site comptabilise environ 1 500 visites par jour (la fréquentation a été multipliée par 4 entre août et novembre 2013) et le nombre de sites référencés augmente toutes les semaines. Moins de 10 % des 31 822 produits proposés sur le site concernent des médicaments dont l’homéopathie, le reste étant des produits de parapharmacie. Etre référencé par un site tel unooc peut être intéressant pour les pharmacies en ligne car un tiers de visites donne lieu à une redirection vers une e-pharmacie partenaire avec une vente à la clé une fois sur quatre. Les pharmacies référencées par unooc ont ainsi bénéficié de plus de 25 000 commandes.

Quel avenir pour la vente en ligne des médicaments ?

Du coté du public    

Si l’on en croit un récent sondage Ifop de janvier 2014, le marché de la vente en ligne des médicaments semble porteur puisque 30 % des français seraient désormais prêts à acheter leurs médicaments en ligne (contre 15 % l’année dernière), du fait principalement de l’attractivité des prix. Il n’y a pas en effet d’obligation pour les pharmaciens d’afficher les mêmes prix en officine et sur leur site. Cependant, au final, les prix ne sont pas forcément plus bas car il faut compter les frais de port très variables. Pour obtenir leur gratuité et rentabiliser, il faut commander le plus souvent pour plus de 50 euros.

Du coté des pharmaciens

Selon Nicolas Michel co-fondateur d’unooc,  interrogé par le Quotidien du pharmacien : « l’avenir de la pharmacie en ligne va dépendre de la législation. Au départ, la loi imposait assez peu de choses (avoir une officine) d’où un coût réduit pour se lancer.  Désormais, elle impose, par exemple, un hébergement sécurisé (pour les données de santé), 10 fois plus coûteux. »

Isabelle Birden

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Vos réactions (1)

  • Gratuité des frais de port et incitation à la surconsommation

    Le 16 mars 2014

    Je ne peux comprendre l'autorisation de la gratuité des frais de port sur une commande comportant des médicaments quand la vente par lot (avec ou sans remise) est interdite en officine. Cela fait penser à une incitation à la surconsommation avec tous les risques iatrogènes que cela comporte.
    Enfin, la liberté des prix sur le médicaments me parait aberrante quand on a reconnu la nécessité d'un prix unique sur le livre. Le droit d'accès à la santé (même de "confort") me semblant aussi indispensable que l'accès à la culture, le médicament sans prescription devrait relever d'un prix unique avec une variation de 5% tolérée et sans avantage de frais de port en lien avec la quantité de produit livrée. Enfin la TVA à 10% quand une entrée de ciné bénéficie de 5%: Lobbying avez-vous dit (culturaux et politiques sont il est vrai intimement lié depuis longtemps) ?

    Pascal Thollot

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