Obésité : un marqueur social dés l’enfance

Paris, le vendredi 22 décembre 2017 – Paradoxalement, dans les sociétés occidentales, embonpoint et obésité sont devenus des marqueurs sociaux défavorables. La DREES (Direction de la recherche, des études de l’évaluation et des statistiques) s’est intéressée à ce déterminisme chez les mineurs.

A l’issue de ses travaux, l’institution établit que « le lien entre poids de naissance et statut pondéral des enfants et adolescents est marqué par un gradient social. Alors que les gros bébés sont plus nombreux chez les cadres que chez les ouvriers (8 % contre 6 %), la surcharge pondérale à 5-6 ans concerne davantage les enfants d’ouvriers que de cadres (16 % contre 7 %). Par ailleurs, comparativement aux enfants des autres groupes sociaux, les enfants de cadres sortent plus fréquemment de l’obésité entre 6 et 15 ans. Les habitudes de vie favorisant le surpoids sont, en effet, plus répandues chez les ouvriers ».

D’autre part il est apparu qu’ « à poids de naissance identique, les enfants d’ouvriers ont un risque accru de basculer vers la surcharge pondérale ».

Les enfants d’ouvriers prendraient moins souvent de petit déjeuner, passeraient plus de temps devant les écrans et seraient plus nombreux à disposer d’une télévision dans leurs chambres, tant d’éléments corrélés au surpoids.

En outre, à « habitude de vie égale », un fils ou une fille d’ouvriers a 1,9 fois plus de risque d’être en surcharge pondérale à 6 ans comparé à un enfant de cadre, révélant encore une fois, les moins bonnes qualités nutritives des aliments les moins chers…

Pour en savoir plus : http://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1045.pdf

F.H.

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