Obligation vaccinale : une semaine pour convaincre

Paris, le mardi 26 décembre 2017 - Dans moins d’une semaine, les enfants de moins de deux ans, devront obligatoirement être immunisés, en plus de la diphtérie, du tétanos et de la poliomyélite, contre la coqueluche, l'hépatite B, les oreillons, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, la rubéole et Haemophilius influenzae B.

A l’heure où les yeux se tournent vers les fêtes de fin d’année et les diverses réjouissances qui les accompagnent, scientifiques et pouvoirs publics utilisent ces ultimes journées pour convaincre de la nécessité et de l’innocuité de ces onze valences.

Descartes à la rescousse !

La salle du Conseil de l'université Paris-Descartes a ainsi été le théâtre, ce vendredi, d’une conférence tenue par des scientifiques de premier plan (dont un prix Nobel et deux professeurs au Collège de France) qui visait à marteler l’impérieuse nécessité de ces onze vaccinations. 
Aux inquiets, le professeur Alain Fischer a rappelé que « seule la vaccination met les nourrissons à l'abri d'infections graves. L'ensemble des vaccins administrés aujourd'hui contient une centaine de protéines, soit beaucoup moins que les vaccins administrés il y a 40 ou 50 ans. Leur injection ne mobilise qu'un lymphocyte sur 1 000. Cette charge antigénique représente peu de choses par rapport à la stimulation massive du système immunitaire à la naissance. »

Il a également été évoqué l’épineuse question des adjuvants, « depuis plus de 90 ans, les sels d'aluminium sont utilisés pour améliorer l'efficacité des vaccins » a souligné, une fois encore, Liliane Grangeot-Keros, de l'Académie nationale de pharmacie. Et de rappeler, que ce métal est présent partout : l'air, l'eau de boisson, les aliments, les conservateurs, les anti-transpirants et que les apports totaux (non professionnels) sont estimés entre 3 et 15 mg/jour…alors que la quantité maximale contenue dans un vaccin est de 0,6 mg !
« Le problème de l'aluminium n'existe pas dans les autres pays, alors que les vaccins sont les mêmes partout », a finalement tranché le Pr Fischer.

Youtube mis à contribution

Le ministère de la Santé a quant à lui fait appel à deux vidéastes, populaires sur Youtube, pour réaliser des vidéos pédagogiques sur les vaccins.

Très éloignées du ton habituellement adopté par les campagnes institutionnelles, leurs vidéos mises en ligne mercredi ont été visionnées plus de 280 000 fois en moins de 24 heures !

Le Monde révélait en effet récemment que sur les 10 fausses informations les plus partagées sur Facebook, trois concernent la vaccination. L’article « Multiplier les vaccins nuit à l’immunité des enfants » a ainsi été partagé plus de 100 000 fois, celui intitulée « les vaccins combinés sont moins sûrs » 85 000 fois ; quant à la chronique « il y a un lien entre vaccination et autisme », elle l’a été près de 60 000 fois.

Ces tentatives pour convaincre encore et toujours les réticents de la nécessité de l’extension de l’obligation vaccinale interviennent alors qu’on apprenait ce vendredi, la confirmation, par le Conseil d’Etat, de la radiation de l’Ordre des médecins, d’un praticien ayant établi de faux certificats de vaccination…

Frédéric Haroche

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Vos réactions (4)

  • L'obligation c'est la confiance

    Le 26 décembre 2017

    Je suis surpris de tant de moyens déployés pour convaincre alors que notre ministre nous a pourtant bien expliqué que l'obligation était gage de confiance.

    Dr Marc Gourmelon

  • Les leçons du Grand Timonier

    Le 27 décembre 2017

    Le grand timonier Mao avait imposé une dizaine de vaccins aux bébés chinois. L'intérêt général a parfois comme corollaire des inconvénients particuliers. Accepter la vaccination, que l'on soit en dictature ou pas, relève de l'altruisme. Les antivaccins devraient le reconnaître.

    Jean-Pierre Moreau

  • Vaccins obligatoires: quelques questions

    Le 28 décembre 2017

    - Vacciner est un dogme que l'on ne discute pas même si on manque de preuves !
    - Où sont les études scientifiques indépendantes et crédibles sur de méga populations entre "vaccinés et non vaccinés" ?
    - Que sait-on sur la dangerosité des sels d'aluminium, nanoparticules qui traversent la barrière encéphalique, et autres OGM contenus dans le vaccins ?
    - Comment ont été pris en compte les nombreux effets secondaires constatés souvent sérieux ?
    - Quelle serait le position ds décideurs si un membre de leur famille subissait un effet secondaire majeur ?

    Richard Haas

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