Pas de plan social pour les soignants dans les hôpitaux : Agnès Buzyn a parlé un peu vite !

Paris, le mardi 27 décembre 2017 – Le 19 décembre dernier, le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, annonçait au micro de Sud Radio « je pense qu’on ne peut pas baisser les effectifs de soignants » dans les hôpitaux. Ces propos, qui avaient un temps rassuré ont été, depuis, démentis par les faits.

Ainsi, dès le lendemain de cette déclaration, en comité technique d’établissement, la direction de l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris présentait un plan prévoyant la suppression de 180 équivalents temps plein (ETP) et une baisse de l’intérim à hauteur de 30 millions d’euros l’an prochain, auxquels, selon des sources syndicales rapportées par Le Canard Enchaîné, il faudrait ajouter le non renouvellement d’une centaine de contrats à durée déterminée.

Certes on ne sait encore si cette diminution de masse salariale concernera les soignants, mais, beaucoup rétorqueront, que, par exemple, la disparition d’un poste d’agent de service hospitalier représente plus de travail pour les aides soignants et en cascade pour les infirmiers…

L’AP-HP, dont les finances sont dans le rouge, n’est néanmoins pas un cas isolé. Ainsi, le CHU de Lyon prévoit la suppression de 169 ETP…et celui de Marseille entre 800 et 1 000…dont 300 à 400 au sein du personnel soignant, apportant un démenti cinglant aux bonnes intentions d’Agnès Buzyn ! A ce titre, médecins, infirmiers et aides soignants ont protesté de concert le 21 décembre dernier. 

Et les grands centres ne sont que la partie émergée de la crise des effectifs ; ainsi, à ce sujet, plus d’un millier de mouvements sociaux ont émaillé 2017 !

F.H.

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Vos réactions (1)

  • Une petaudière

    Le 27 décembre 2017

    Vu de loin l’APHP ressemble à une petaudière composée de petits fiefs dominés par des roitelets crispés sur leurs privilèges. Et c’est sans doute la position de l’Administration. Mais vu de près, de petites unités homogènes sont bien plus efficaces que de grosses structures déresponsabilisantes, où chacun se croit libre de faire ce qui lui plaît. Alors, la quadrature du cercle ? Une redistribution géographique selon les besoins et dans des structures modernes serait logique, du point de vue des patients. A condition que l’efficacité soit conservée.

    Dr André Marquand

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