PMA pour les couples de femmes : déjà du rififi au Sénat !

Paris, le lundi 16 avril 2018 – La prochaine loi de bioéthique n’est pas encore présentée, que déjà, au Sénat, elle est l’objet de toutes les discussions !  Ainsi, dans une tribune publiée vendredi dans Le Figaro, 119 sénateurs, essentiellement du groupe Les Républicains, mettent en garde contre l’accès des couples de femmes à la procréation médicalement assistée (PMA) et la légalisation de la gestation pour autrui (GPA).

Philippe Bas, sénateur LR de la Manche, a résumé le propos de ce texte pour la chaîne Public Sénat. Concernant la GPA, les signataires considèrent que « les valeurs des droits de l’homme et de la femme, dans la déclaration des droits de l’homme, ne permettent pas d’accepter que la femme se loue pour autrui ». Au sujet de l’accès des couples de femmes à la PMA,  ils suggèrent que s’applique le principe de précaution face à la « lourde responsabilité » de permettre la naissance « d’enfants sans père » et assurent que l’on « voit se multiplier les difficultés pour les adultes nés de l’assistance médicale à la procréation, qui sont dans l’angoisse de l’opacité de leur origine ».

Une tribune d’inspiration religieuse ?

Des arguments qui fond bondir la sénatrice PS et ancienne ministre de la famille, Laurence Rossignol qui se dit favorable à « l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes ». Elle balaye ainsi d’un revers de main les arguments portés par ce texte en les qualifiant de « fallacieux (…) car ce qu’ils disent sur la PMA pour les couples homosexuels, ils peuvent le dire pour la PMA utilisée pour les couples hétérosexuels. Ce n’est pas cohérent ».

Laurence Rossignol est en revanche opposée, elle aussi, à la légalisation de la GPA, « car c’est une technique d’une autre nature qui empreinte le corps d’une femme, son ventre, au profit des parents d’intention (…) [qui] n’est pas compatible avec certaines lignes rouges, dont la marchandisation du corps ».
 
Pour l’ancienne ministre, les motivations des sénateurs de droite seraient de nature religieuse, bien que tue.

Rappelons que les consultations des Etats généraux de la bioéthique se termineront le 7 juillet et que le gouvernement décidera, alors, s’il convient de légiférer sur ces questions.

F.H.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article