Pour les diabétiques, ça roule !

Paris, le jeudi 8 novembre 2018 - Les diabétiques n’auront plus à déclarer leur maladie à l’auto-école et à passer une visite médicale auprès d’un médecin agréé par la préfecture pour obtenir leur permis de conduire.

La Fédération Française des diabétiques a annoncé ce mardi par la voie de son président Gérard Raymond qu’elle était parvenue à un accord avec la Sécurité routière et les ministères de la santé et de l’Intérieur pour assouplir les conditions d’obtention du permis de conduire pour les diabétiques.

Jusqu’alors, les personnes atteintes de diabète qui souhaitaient obtenir leur permis devaient déclarer leur maladie à l’auto-école et passer une visite médicale auprès d’un médecin agréé par la préfecture. Le médecin devait alors déterminer si le candidat au permis était apte à gérer ses hypoglycémies. Le permis était ensuite délivré pour une période de cinq ans, sous réserve de l’accord du médecin. Cette visite médicale est imposée aux diabétiques (mais également aux personnes atteintes d’affections neurologiques ou cardio-vasculaires) depuis 2005.

Une très rare cause d’accident

La Fédération Française des diabétiques a obtenu que ce soit désormais le médecin traitant ou le diabétologue du candidat qui détermine s’il est nécessaire qu’il passe un contrôle médical auprès d’un médecin agréé. Si le patient est jugé apte par son médecin, il n’aura pas besoin de déclarer sa maladie auprès de son auto-école.

Pour justifier sa demande, la Fédération rappelait que le risque de malaise hypoglycémique au volant, principal risque posé par le diabète en matière de conduite automobile, peut être facilement contrôlé. La sécurité routière dit d’ailleurs n’avoir jamais eu connaissance d’accident de ce type, selon la Fédération.

Cet assouplissement des règles du permis de conduire est l’une des 15 propositions issues des États généraux du diabète, lancés par la Fédération en 2017 et qui visent à permettre aux diabétiques de mener une vie aussi normale que possible. Dans le cadre de cette démarche, la Fédération demande également que soient révisés les textes qui interdisent l’accès des diabétiques à certaines professions (police, aviation civile, douanes…). En France, 3,7 millions de personnes sont traitées pour un diabète.

Quentin Haroche

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