Printemps probléma…tique

Paris, le jeudi 30 avril 2015 - Avec le printemps voici revenu le temps des promenades en forêt ou dans les herbes hautes, où nous attendent, affamées, les tiques potentiellement porteuses de pathogènes.

La borréliose sévit surtout dans le centre et l’est de la France. En Alsace, où l’on dénombre actuellement environ 3000 cas de maladie de Lyme par an, la prévention des maladies transmises par les tiques est inscrite dans le projet régional de santé de l’ARS. Le coup d’envoi de sa campagne de prévention a été donné en mars avec l’implantation de panneaux d’information sur des lieux particulièrement à risque et la distribution d’un document grand public, « Gare aux tiques ». Une formation professionnelle est également proposée, incluant les pharmaciens qui représentent souvent le premier recours des personnes trouvant sur eux une tique ; les médecins devront évoquer le diagnostic devant des symptômes parfois atypiques.

Encéphalite

Mais il n’y a pas que la maladie de Lyme. A la fin de l’année, la Cire (cellule de l’Invs en région) Lorraine-Alsace aura terminé une étude épidémiologique concernant trois maladies transmises par les tiques dans la région : Lyme, anaplasmose granulocytaire humaine et encéphalite à tiques. Cette dernière est une virose émergente encore méconnue chez nous, présente en Europe de l’Est, Asie et dans l’Est de la France. Si son incidence a diminué dans certains pays du fait de la vaccination, des zones de circulation du virus de l’encéphalite à tique se développent, notamment vers l’Ouest ; d’où la surveillance.

Ce printemps voit donc fleurir les campagnes d’informations et les journées d’études sur le sujet, car il préoccupe chercheurs, médecins, vétérinaires, avec notamment la question de l’impact des changements climatiques et environnementaux sur ces risques.

Journée thémaTIQUE le 20 mai

Pour exemple, les maladies transmises par les tiques (animales et humaines) étaient au programme des rencontres internationales de Belle-Ile en mer organisées par les groupements techniques vétérinaires de Bretagne en avril.

Le CNEV, centre national d’expertise sur les vecteurs, propose le 20 mai une journée « Tiques » à l’école nationale vétérinaire d’Alfort, dont l’inscription est gratuite… mais les places limitées. On y parlera prévention, surveillance, détection d’agents pathogènes nouveaux et anticipation des risques.

Pour ceux qui se piqueraient de cette spécialité, ou pour les nouveaux mordus (les tiques ne piquent pas, elles mordent), on trouve sur le site du CNEV de nombreuses formations et propositions de recherche sur le sujet des maladies vectorielles émergentes, dont les arboviroses, dengue et chikungunya.

Dr Blandine Esquerre

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