Qui est et al ?

Londres, le lundi 1er janvier 2018 – Non ! L’année 2018 du JIM ne commence pas par une faute d’orthographe dans un titre ! Qui est et al est le plus court résumé possible de l’enquête haletante que le British Medical Journal (BMJ pour les intimes) a mené dans sa livraison de Noël.

Étioclès Alexippus ?

Jeffrey Aronson, pharmacologue britannique de son état est ainsi parti à la poursuite de l’un des plus grands mystères de la science : qui se cache derrière le fameux « et al ».

En effet cet (ou ces ?) auteur prolifique aurait participé (signant toujours en dernier, ce qui présage de son importance), rien qu’entre 1983 et 1999 à 41 000 articles en collaboration avec des institutions du monde entier.
Jeffrey Aronson a cru y reconnaître la patte « d’Étioclès Alexippus, si ce n’est sa sœur Ethoda. Peut être sont-ce les deux. »

Etearchus Alexippus ?

Plus étonnant, une étude davantage approfondie révèle de nombreux autres articles publiés entre 1945 et 1950. Pour J. Aronson, cela ne fait pas de doute, les Al sont une lignée de brillants esprits, « cette vague antérieure peut ici être attribuée au travail d’Etearchus Alexippus, leur père » souligne-t-il. Au total, ils pourraient ainsi être à l’origine de près de 60 000 publications scientifiques.

En effet, J. Aronson tranche : cette famille ne saurait être confondue avec la locution latine et alii. D’autant plus que les Al ont des concurrents. Ainsi, rappelons à nos lecteurs, s’il en était besoin, d’autres éminents scientifiques : Smith J (24 000 publications), Ma Y (plus de 4 000), Kim J (plus de 73 000), Lee S (plus de 74 000) ou encore Zhang Y (plus de 87 000).

Face à de tels géants, J. Aronson ne peut faire que preuve de modestie : « si je n’avais pas fait une faute de frappe en tapant er al à la place de et al dans Ovid Medline, je serais passé à côté de trois papiers où le nom était mal orthographié », admet-il aussi.

Ces investigations capitales ne s’arrêteront sans doute pas en si bon chemin, l’auteur ayant remarqué le cas du non moins célèbre Md Phd, ce phare de la pensée encore anonyme…

F.H. et al.

Référence
Aronson J. BMJ 2017; 359 doi: https://doi.org/10.1136/bmj.j5706. Publication avancée en ligne le 13 décembre 2017

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