Réforme des retraites : la CARMF entre en dissidence (vidéo)

Interview du Dr Thierry Lardenois, président de la CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France)

La publication de son rapport par le Haut commissaire des retraites Jean-Paul Delevoye au mois de juillet a donné le coup d’envoi d’une réforme qui doit aboutir à un système universel, conduisant à terme à la disparition des régimes spéciaux et des caisses autonomes des professions libérales.

Parmi ces dernières, la CARMF (Caisse autonome de retraite des médecins de France) donne de la voix et pointe les dangers d’une réforme qui pourrait mettre en péril les pensions des médecins ainsi que les « réserves » qu’ils ont patiemment constituées ces dernières décennies.

Président de la CARMF, le Dr Thierry Lardenois explique dans cet entretien aux lecteurs du JIM les raisons de son opposition au projet du gouvernement.

 

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Vos réactions (2)

  • Excédent à reverser aux médecins libéraux

    Le 18 septembre 2019

    Si on veut remettre le système à plat avec une égalité des cotisations retraite qui pour les médecins libéraux passeront de 14% à environ 25% des bénéfices ; la carmf avec sa bonne gestion et le montant élevé de ses cotisations ayant un excédent de 7 milliards (qui appartiennent à ceux qui les ont versés) ; cette somme devrait être reversée à l'ensemble des médecins libéraux et non confisquée par le gouvernement.

    Il faudrait se souvenir que les honoraires n'étaient pas relevés du fait de la création de l'ASV (belle escroquerie!). Sans parler du montant du remboursement des médecins secteur 3 sur la base de 70% de 3F (0,46 €) pour les généralistes et de 4F (0,61 €) pour les spécialistes, valeurs non revalorisées depuis 59 ans.

    Dr Michel Gérard

  • Régimes très spéciaux

    Le 19 septembre 2019

    La réforme des retraites des régimes spéciaux (médecins, dentistes, sage-femmes) mais aussi SNCF, RATP, etc... pose des questions que les professions médicales feraient bien de poser à leurs élus :

    1/ Dans les régimes spéciaux, certains (la RATP par exemple) sont largement subventionnés par l'état et coûtent effectivement très cher au contribuable, bénéficiant de privilèges parfois exorbitants. D'autres (c'est le cas des professions médicales) ne sont aucunement subventionnés et coûtent très cher... aux cotisants.

    Nos représentants professionnels pourraient-ils le faire savoir, puisqu'il semble que les médias confondent ces structures et ces fonctionnements intentionnellement ?

    Car je suppose que ce qui est convoité par l'état, ce sont avant tout les fonds de réserve de ces structures aux gestions équilibrées grâce aux professionnels et sans l'état.

    2/ Dans le cadre de cette réforme, le régime spécial de retraite des élus doit-il également être ramené au régime général des retraites? Pas un mot n'est dit à ce sujet, ni dans la presse ni dans les médias télévisés. Il y a fort à parier que celui-là restera "spécial".

    Dr Jean-François Michel

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