Situation sanitaire à Saint-Martin : Agnès Buzyn ne cache pas son inquiétude

Paris, le mercredi 13 septembre 2017 - Le ministre de la Santé et des Solidarités a accompagné le Président de la République Emmanuel Macron aux Antilles afin d’apporter son soutien aux populations sinistrées mais également de mieux prendre la mesure des dégâts. Il semble, si l’on en juge par les impressions recueillies par les journalistes du Parisien qui accompagnaient la délégation officielle, que le ministre n’avait pas une idée parfaite des risques et des dévastations. Alors que lundi, elle affirmait sur RTL que le problème de l’accès à l’eau potable était sous contrôle, elle a pu constater hier elle-même en interrogeant des habitants et les personnels de l’hôpital de Marigot à Saint-Martin que le risque d’épidémie demeurait prégnant. « Il faut absolument communiquer sur cette question de la potabilité. Je pensais que ce point était réglé » a-t-elle admis. Le ministre espère que l’arrivée de 170 000 litres d’eau dans les prochains jours et la distribution de pastilles de chlore permettront d’améliorer durablement la situation. Cependant, le ministre a pu constater que l’utilisation des moyens arrivés en renfort n’était pas toujours optimale : les 300 lits de camps adressés à l’hôpital demeuraient introuvables hier. « Personne n'est capable de nous dire où ils sont (…). Quant à ceux que l'on a distribués dans les centres d'abris, on se les fait voler... » a ainsi expliqué Ludovic Durand, responsable de la coordination des soins sur l’île de Saint Martin. Le ministre a également pu constater l’urgence d’assurer la sécurité des professionnels de santé, à l’hôpital (qui voit ces dernières heures se multiplier les consultations avec le retour du carburant) ou en ville. Des légionnaires devraient assurer la protection des trois (sur onze) médecins généralistes capables de reprendre dès à présent leurs activités ; une reprise salutaire pour soulager l’hôpital. Le ministre sait en effet que les personnels, qui dorment pour la plupart sur place, seront rapidement épuisés et les a mis en garde contre une telle situation.

M.P.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions (1)

  • Pharmacies hors service

    Le 13 septembre 2017

    On voit beaucoup à la télé certaines personnes expliquer que leur vieille mère ou grand mère n'a plus son traitement. Si leur fils ou petit fils n'avait pas ravagé l'officine en la pillant, elle serait en mesure d'etre ouverte,ayant anticipé. Car avec les variations de la demande dues aux gardes ou aux touristes,nous savons anticiper.

Réagir à cet article