Timide recul de l’épidémie au Royaume-Uni

Londres, le lundi 18 janvier 2021 – Deux semaines après la mise en place d’un confinement généralisé, le nombre de contaminations commence à diminuer au Royaume-Uni. A l’inverse, l’inquiétude grandit en Espagne et au Portugal.

Les Britanniques commencent à voir la lumière au bout du tunnel. Deux semaines après l’instauration, le 5 janvier dernier, d’un confinement strict généralisé, avec interdiction de sortir de chez soi et fermetures des commerces non-essentiels et des écoles, le nombre de contaminations quotidiennes commence timidement à diminuer au Royaume-Uni. Ce dimanche, le pays a comptabilisé « seulement » 38 600 nouveaux cas supplémentaires, le nombre le plus faible depuis le 27 décembre dernier. Le pic des 65 000 cas quotidiens atteint au début du mois semble s’éloigner pour le royaume.

Si ce début d’amélioration est encourageant, il ne s’est bien sûr pas encore traduit dans les hôpitaux, où la situation reste extrêmement compromise. Ce sont au total plus de 37 000 Britanniques atteints de la Covid-19 qui sont hospitalisés, soit 75 % de patients de plus que lors de la première vague. Environ 1 200 personnes décèdent chaque jour de la maladie, pour un bilan total de 89 000 morts depuis le début de la pandémie.

Accélération de la vaccination au Royaume-Uni

Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé que le confinement devrait rester en place au moins jusqu’à début mars, avant d’être levé très progressivement. Afin de se protéger de l’arrivée de nouveaux variants du virus qui pourrait aggraver la situation, le Royaume-Uni a fermé ses frontières, tous les arrivants devant désormais se soumettre à une quarantaine. Certains médecins souhaitent également que les autorités imposent le port du masque en extérieur, solution pour l’instant écartée par le gouvernement.

Malgré cette situation difficile, l’espoir de sortir de cette crise grâce à la vaccination n’a jamais été aussi vif chez les Britanniques. Déjà 4,3 millions de personnes soit 6,3 % de la population ont été vaccinés, ce qui fait du Royaume-Uni le leader européen de la vaccination. La campagne de vaccination, qui se fait à un rythme de 300 000 doses administrées par jour, va encore s’accélérer. Dès ce lundi, les personnes âgés de plus de 70 ans et ceux souffrants de comorbidités sont éligibles à la vaccination. Dix nouveaux centres géants de vaccination ont été ouverts dans le pays, dont un dans la cathédrale de Blackburn, dans le nord-ouest de l’Angleterre. L’objectif est d’avoir vacciné 15 millions de personnes d’ici la fin du mois de février.

Confinement au Portugal, pas encore en Espagne

En Espagne à l’inverse, l’inquiétude monte face à un rebond soudain de l’épidémie. Alors que la situation épidémique était stable dans le royaume depuis la fin novembre, le nombre de contaminations a rapidement progressé, passant de 10 000 cas quotidiens il y a deux semaines à 40 000 désormais. Selon le ministre de la santé Salvador Illa, cette hausse soudaine ne serait pas dû au variant britannique, « qui a eu un effet très réduit », mais aux réunions familiales pour les fêtes (en Espagne, les cadeaux sont distribués à l’Epiphanie).

Malgré les demandes de nombreuses régions, le gouvernement central a cependant exclu tout nouveau confinement généralisé. Il estime, pour le moment en tout cas, que les mesures de restrictions plus légères comme le couvre-feu sont suffisantes et ont fait leur preuve lors de la deuxième vague automnale, qui a pu être maitrisé sans recours au confinement.

Au Portugal voisin, le gouvernement n’a pas les mêmes hésitations. Depuis vendredi dernier, le pays est à nouveau soumis à un confinement généralisé pour au moins un mois, avec fermeture des commerces non-essentiels mais maintien des activités scolaires. Le Portugal n’a jamais été aussi durement touché par l’épidémie, avec 11 000 contaminations et 150 décès par jour, pour 10 millions d’habitants (soit proportionnellement à sa population plus qu’en France). Exceptionnellement, les Portugais seront autorisés à sortir de chez eux dimanche prochain afin d’élire leur Président de la République.

Quentin Haroche

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