Une nouvelle ligne d’écoute pour les médecins en souffrance psychique

Paris, le jeudi 28 décembre 2017 - Fin novembre, l’Ordre des médecins avait annoncé, pour 2018, la mise en place d’un "numéro unique" destiné à répondre aux médecins et internes en souffrance psychologique. A une semaine de l’année nouvelle, il a été dévoilé, dans un communiqué conjoint du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) et de l’Association d’aide professionnelle aux médecins et soignants (AAPMS), les contours de ce nouveau service.

Cette ligne (le 08 26 00 04 01) d’écoute et d’assistance aux médecins et internes, financée par le CNOM et gérée par l’AAPMS, sera ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Elle permettra l’orientation du médecin vers l’un des organismes suivants : le service Entraide de l’Ordre,  une association d’entraide ou un établissement de soins ayant signé la charte du CNOM, toute autre structure utile.

Ce sont trente-sept psychologues spécialement formés à cette mission qui répondront aux appels téléphoniques.

Ils se chargeront également de classer la situation du patient selon le degré de dangerosité sur une échelle de un à cinq, chaque échelon donnant lieu à une prise en charge ciblée. Pour le cas où la situation sera jugée particulièrement grave, le soignant sera immédiatement pris en charge et le psychologue passera la main au Samu.

F.H.

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Vos réactions (3)

  • La responsabilté de l'Ordre dans la souffrance

    Le 28 décembre 2017

    L'une des principales causes de souffrance chronique des médecins réside dans l'obligation de cotiser à un "Ordre" qui ne représente en réalité que la fraction la plus rétrograde et la plus réactionnaire de la profession médicale, et dont les fonctions administratives devraient relever du seul ministère de la santé ou à défaut des ARS. De 1979 (date de ma soutenance de thèse) à 2014 (date de mon départ en retraite) j'ai été sommé de financer cet organisme pour pouvoir travailler, et ceci, pourtant, exclusivement en service public (un mode d'exercice dont l'"Ordre" se soucie bien peu) comme praticien hospitalier titulaire (major du concours national 1981). Mon refus de payer une cotisation après mon départ en retraite a abouti à ma "radiation" et donc à l'impossibilité de me soigner moi-même ou, bénévolement, mes proches. Il s'agit selon moi d'une violence institutionnelle inacceptable, résultant d'un abus de pouvoir injustifiable.

    Dr Frédéric Jésu

  • Toujours guérir plutôt que prévenir !

    Le 29 décembre 2017

    Pas de sélection au début des études. Les Psychologues vont diagnostiquer les Médecins ?

    Dr Lucien Duclaud

  • "Praticien hospitalier titulaire (major du concours national 1981)"

    Le 31 décembre 2017

    Le statut des praticiens hospitaliers date de 1984.
    (Décret n°84-131 du 24 février 1984 portant statut des praticiens hospitaliers).
    En 1981, on était recruté comme assistant ou comme chef de service.
    Dans d'autres spécialités que celle de notre confrère, le recrutement était régional (comme l'a été le mien en 1984, puis une fois l'année probatoire écoulée j'ai été intégrée dans le corps des PH par une commission statutaire nationale).

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