Dégrossir un sujet complexe

La Mairie de Paris vient de lancer une campagne pour sensibiliser à la « grossophobie ». Les personnes obèses sont régulièrement l’objet de discriminations y compris de la part du monde médical.

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Vos réactions (3)

  • Amalgame

    Le 18 décembre 2017

    L'obésité n'est pas une référence à une qualité d'être, comme la race ou le sexe, mais le plus souvent est une pathologie liée au mode de vie. Il ne convient pas de la traiter sur le même plan que le racisme. Cette pathologie entraînant un accroissement des risques pour la santé, il est du devoir des professionnels de la santé d'en avertir les patients et de les encourager à changer leurs règles hygiéno-diététiques, et non de faire preuve de complaisance.

    J. Métais

  • Amalgame ? Idées restrictives ?

    Le 19 décembre 2017

    Lorsque je formais les étudiants IDE, je les mettais en garde : le surpoids n'est pas une simple équation "Malnutrition = surpoids".

    Certains traitements entraînent du surpoids et pas simplement par dérèglement de la satiété alimentaire ! L'alimentation représente une part incontournable de notre culture et de notre éducation, quelle qu'elle soit : "finis ton assiette !". Que veut dire le mot "nounou ou nourrice" pour celles qui gardent les enfants ? On sait que l'obésité est déterminée par les habitudes alimentaires de l'enfance : l'obésité de l'enfant est prédictive de l'obésité de l'adulte.

    "Les chiens ne font pas des chats", vous connaissez ? Vous intéressez-vous à la proportion du squelette chez les personnes dont l'IMC les place dans la classe des "surpoids" ? Qu'est-ce qu'être "gros" en fait ? Un déséquilibre entre les masses osseuses, graisseuses et musculaires ? Ah c'est intéressant de considérer le tout plutôt que chacune des parties...

    Que la "Grossophobie" soit le fait de la population en général, c'est une question d'éducation que cette campagne essaie de toucher. Est-ce que l'on insulte les maigres ?
    Qu'elle soit le fait de professionnels médicaux... c'est bizarre mais ça ne m'étonne pas : le dikta des normes médicales.
    Chez les utilisateurs d'énergie apportée par l'alimentation, il y a les petits consommateurs d'énergie : ceux qui mangent autant sinon plus que vous mais ne prennent pas un gramme, et ceux qui "profitent" de toute calorie, stockent, etc... avec la même quantité ingérée et les mêmes composant de leur plateau repas. Nous ne sommes pas tous égaux devant la douleur, la prise de poids... c'est la définition même de l'humain.
    En Afrique avoir une femme "bien portante" est signe de richesse...

    Je ne dis pas que l'obésité est à ignorer, mais je trouve votre phrase "...les encourager à changer leurs règles hygiéno-diététiques, et non de faire preuve de complaisance" un peu simpliste pour une question qui est avant tout très complexe.

    Charlaine Durand

  • Les obèses sont des malades comme les autres...

    Le 20 décembre 2017

    ... et il ne suffit pas, malheureusement, d'une campagne de presse sur la supposée maltraitance (encore une de plus...) du corps médical, pour effacer le sur risque chirurgical et médical lié au surpoids.

    En revanche, un peu de respect de la part des compagnies aériennes (par exemple...) ne serait pas un luxe !

    Dr E Orvain

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