Alerte à la variole du singe chez des homosexuels

Londres, le jeudi 19 mai 2022 – Des dizaines de cas de variole du singe chez l’homme, une maladie rare originaire d’Afrique, ont été signalés au Royaume-Uni, en Espagne et au Portugal.

Une mystérieuse maladie qui se répand chez les jeunes hommes homosexuels occidentaux, cela ne vous rappelle rien ? Depuis deux semaines, sept cas de variole du singe ont été détectés au Royaume-Uni, dont quatre chez des personnes se déclarant homosexuels. Depuis, des dizaines de cas suspects ou confirmés ont été signalés en Espagne, au Portugal et au Canada, tandis qu'un cas a été détecté aux Etats-Unis. En Espagne, les autorités sanitaires ont recensé 23 observations suspectes rien qu’à Madrid, dont 22 chez des homosexuels et ont déclenché une alerte sanitaire national. Plusieurs instances sanitaires nationales ainsi que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se sont dits préoccupées par la situation et ont commencé à mener des enquêtes épidémiologiques pour tenter de comprendre l’évolution de cette nouvelle épidémie.

La variole du singe (monkeypox en anglais) est une maladie très rare en Occident mais endémique en Afrique centrale et notamment en République Démocratique du Congo, où des épidémies sont souvent signalés. Les symptômes sont similaires à ceux de la variole (fièvre, douleurs musculaires, éruption cutanée…) d’où son nom, mais avec un taux de létalité plus faible : entre 1 et 10 % des patients touchés en Afrique décèdent (et ce taux devrait être encore plus faible dans des pays occidentaux dotés d’un système de santé de qualité). Contrairement à ce que son nom laisse entendre, le singe n’est pas le réservoir animal de la maladie, mais les rongeurs arboricoles. Les villages africains touchés sont généralement ceux situés en lisière des forêts.

La variole du singe, une MST qui s’ignore ?

La transmission interhumaine de la variole du singe est en principe rare. Pourtant, mis à part un cas au Royaume-Uni, aucune des personnes contaminées en Europe ne semble avoir voyagé en Afrique centrale dernièrement. L’ensemble des cas seraient donc liés à des contaminations (interhumaines ?) locales. La contamination interhumaine se fait en principe par voie respiratoire mais le nombre important d’homosexuels masculins parmi les personnes contaminées laisse penser qu’une contamination par voie sexuelle est possible, (peut-être préférentiellement par des rapports génitaux-anaux).  L’OMS a donc demandé aux jeunes homosexuels masculins d’être attentifs à toute éruption ou lésion cutanée suspecte.

Il n’existe aucun traitement contre la variole du singe mais on estime que la vaccination contre la variole humaine offre une protection croisée contre cette maladie. La fin de la vaccination antivariolique au début des années 1980 pourrait donc expliquer l’émergence de cette maladie ces dernières années.

La période d’incubation est comprise entre 6 et 16 jours. Pour le moment, aucun cas grave n’a été signalé en Europe, les autorités madrilènes ayant indiqué que les 23 contaminés présentaient une « évolution positive de la maladie ». En 2003, 71 personnes avaient été contaminées dans le centre des États-Unis et aucun d’entre eux n’était décédé.

Nicolas Barbet

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Vos réactions (7)

  • La planète des singes...

    Le 19 mai 2022

    Se charge de l'extinction de notre espèce...

    Dr Pierre Castaing

  • Système de santé de qualité

    Le 22 mai 2022

    Bonjour il existe également des systèmes de santé de qualité dans certains pays d’Afrique.

    Dr Fatimata Ly

  • Vivement la varicelle

    Le 22 mai 2022

    On attend avec impatience ... la panique potentielle qui suivra les premières varicelles à l'heure de ce nouveau diagnostique différentiel fort médiatisé.
    On en occulte presque, aprés les "Kawa-Covid 2020" , ces hépatites "Adeno-Covid 2022" pédiatriques sur fond de " syndromes post-longue pandémie".

    Pas sûr que les propos rassurants factuels sur la bénignité habituelle soient perçus de la même maniére que fin 2019.
    Pas sûr que l'imputabilité vaccinale ne soit pas évoquée par les idéologues les plus délirants.
    La " communauté " homosexuelle (voir zoophile ?): Une impression de déja vu et vécu , le mot "stigmatisation" risque d'être prononcé sous peu.

    Le tableau anxiogêne entretenu au titre de l'information n'a jamais été aussi complet : Pandémie dans nos foyers, Guerre à votre porte, Nucléarisation , Famine et Rationnement (même pour les piscines et la moutarde). Reste une place pour le réchauffement climatique, la collision avec un astéroide errant, un " Grand Reset " ?

    Dr JP Bonnet

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