Cette fois-ci la fessée risque bien de se prendre une gifle !

Paris, le mardi 6 mars 2018 – En 2016, le projet de loi « égalité et citoyenneté » qui disposait, notamment, l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles à l’encontre des enfants était adopté. L’article avait finalement été rejeté, pour des questions de forme par le Conseil Constitutionnel.

En février, 29 députés déposaient une proposition de loi pour discuter de nouveau de la prohibition des violences éducatives ordinaires.

L’exposé des motifs de cette proposition de loi s’indigne en particulier que « 87 % des enfants subissent, quotidiennement, des pratiques punitives et coercitives auxquelles les parents ont recours « à titre éducatif » .

Passé presque inaperçue, le texte a reçu, ce vendredi, un soutien de poids en la personne du ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Aussi, dans le cadre du premier anniversaire du plan de lutte contre les violences faites aux enfants, elle a déclaré : « l’enjeu, c’est d’interdire les châtiments corporels (…) de rejoindre les grands pays européens qui, pour la majorité d’entre eux, ont publié des lois qui interdisent les violences faites aux enfants dans le cadre de la famille ». Pour ce faire, elle a promis de « travailler avec les porteurs du projet de loi pour trouver une voie de passage ».

Toujours dans l’optique d’améliorer la protection de l’enfance, le ministre a également fait savoir qu’elle était en train de parvenir à un accord avec les géants du numérique pour empêcher l’accès des mineurs à la pornographie.

Xavier Bataille

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Vos réactions (2)

  • 87% ?

    Le 06 mars 2018

    87% des enfants français sont victimes des pratiques punitives et coercitives chaque jour.
    De quoi parle-t-on?
    Dire NON à 1 enfant entre-t-il dans ce cadre?
    Si ce n'est pas le cas, je ne vois pas d'où vient ce chiffre qui laisse à penser que nous, parents, nous sommes tous des bourreaux.
    Les 13% sont-ils des enfants à qui les parents laissent tout faire?

    Dr Eric Giblot Ducray

  • Coertition

    Le 08 mars 2018

    Pour répondre à notre confrère Eric Giblot Ducray, l'Académie définie la coercition comme : "Pouvoir donné par la loi de contraindre quelqu'un à faire quelque chose, à obéir conformément à la loi. Par ext. Le fait de contraindre".
    En somme 87 % des parents contraignent leurs enfants à faire leurs devoirs, se laver les dents, ranger leur chambre... On comprends que "cette proposition de loi s’indigne en particulier" de tels faits ! Où allons nous si l'on contraint, encore aujourd'hui, une immense majorité d'enfants à faire ce qu'ils doivent faire ? Heureusement que 13 % vivent (enfin ? seulement ?) dans le plus parfait laxisme et peuvent librement insulter leurs parents, sécher l'école, se droguer et violer leurs petit(e)s camarades.

    Dr Yves Gille

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