Crise suicidaire : comment la diagnostiquer ? Comment la prendre en charge ?

Paris, le jeudi 2 juillet 2020 – Encore prés de 10 000 personnes meurent chaque année par suicide en France. La prévention du suicide est donc un enjeu majeur de santé publique.

Or, une étude menée sur l’île de Gotland entre 1981 à 1992 a mis en évidence le fait que la formation des médecins généralistes au repérage et à la prise en charge de la crise suicidaire participe à réduire des deux tiers le taux de suicide.

Il est donc indispensable que les professionnels de santé de premier recours se forment à cette problématique.

Dans ce contexte, le JIM vous propose de vous former, via sa plateforme dédiée jimdpc.fr sur ce thème.

Cette formation de 5 heures (3 heures de cours et 2 heures de lecture de références bibliographiques in extenso) s’articule autour de diaporamas, de quiz  et d’une interview vidéo qui fait un point sur le problème spécifique de la crise suicidaire chez les adolescents.
 
Pour s'inscrire, rendez-vous sur votre compte mondpc avec la référence 81772000001

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Vos réactions (3)

  • Rôle des BZD

    Le 08 juillet 2020

    Osera-t-on dire que la 1ère cause de suicides, c'est l'effet secondaire indiscutable des tranquillisants (benzodiazépines). Mais oser toucher à ces merveilleux médicaments (qui rapportent tant d'argent à ceux qui les fabriquent) est un crime de lèse-majesté !

    Dr Guy Roche, ancien responsable d'une unité de désintoxication des benzodiazépines

  • Mélancolie

    Le 09 juillet 2020

    Du temps des dinosaures, c'est à dire quand j'étais jeune psychiatre, voici près de 50 ans, on détachait, du groupe des états dépressifs, la mélancolie, où la crise suicidaire réussie etait le plus à redouter.

    La psychiatrie américaine, qui est devenue la psychiatrie courante, pour des motifs divers a créé un groupe nombreux des états dépressifs majeurs, dans lequel les mélancolies de jadis se trouvent mêlées à d'autres etats moins préoccupants sur le plan du suicide (bien que celui ci soit possible).

    Un des éléments clef etaient le couple autodépréciation auto accusation, volontiers délirantes, c'est à dire notoirement exagérées ou impossibles, outre bien sur la notion de troubles thymiques antérieurs et ou familiaux.
    Ça vaut ce que ça vaut, mais ça peut attirer l'oreille.
    Quant aux adolescents, le duo de la violence intérieure et de la chute des images idéales, dont l'estime de soi devant la violence des pulsions, est un fil rouge précieux. Une manière de faire est de les pointer à l'adolescent, et de parler la mort, comme meurtre surtout, en se disant que plus elle est évoquée, moins s'accumuleront les énergies mauvaises.

    Dr Gilles Bouquerel

  • Un demi-million de suicides en cinquante ans

    Le 09 juillet 2020

    De 1970 à 1976, en France, le nombre annuel de suicides a subi une légère augmentation, passant de 7.834 à 8.358. Puis, il a augmenté nettement, pour culminer à 12.641 en 1987. Ensuite, malgré les efforts de prévention, il a eu bien du mal à revenir en dessous de 10.000 par an.

    Voir « Variations sur les variations du suicide en France » de Pierre Surault (lien en infra).

    -La forte poussée qui a duré dix années à partir de 1977 n’a pas reçu alors d’explication de la part des spécialistes. Elle a coïncidé pourtant avec deux phénomènes : la banalisation des BZP avant leur tardive « mise à l’index », et l’instauration de l’heure d’été avec ses conséquences. Ce sont surtout les couples avec jeunes enfants qui ont réclamé des somnifères à leur généraliste, et la grande diffusion de ces molécules en a facilité la mise à disposition de ceux qui avaient des pensées suicidaires.

    -https://www.persee.fr/doc/pop_0032-4663_1995_num_50_4_6024


    JP Moreau, épidémiologiste en retraite

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