Crispation autour d’un ouvrage regroupant les recommandations de la HAS à l’intention des étudiants

Paris, le jeudi 20 février 2020 – Le coût des référentiels de spécialités pour préparer les épreuves classantes nationales (ECN) est un sujet de préoccupation de longue date des représentants des étudiants en médecine. Les dépenses engendrées sont en effet en constante progression et atteignaient selon l’enquête annuelle de l’Agence nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) plus de 1 300 euros lors de la dernière rentrée. Face à cet enjeu important, l’ANEMF mène une action auprès des pouvoirs publics et des collèges de spécialité pour organiser un accès gratuit ou à prix réduit. Dans le cadre de la réforme des études médicales, un référentiel unique qui devrait être publié en « open acces » est par ailleurs en cours d’élaboration. Parallèlement, l’ANEMF n’hésite pas à dénoncer régulièrement les pratiques de certains éditeurs. Dernière action en date en la matière : un membre de l’ANEMF, Sébastien Villard, a sévèrement déploré sur Twitter l’initiative d’Elsevier de rassembler dans un même manuel les recommandations de la Haute autorité de Santé (HAS) à l’intention des carabins passant les prochaines ECN. Sébastien Villard déplore de voir ainsi constitué un ouvrage payant à partir de données accessibles gratuitement. Le courroux n’a cependant pas rencontré un large écho : outre le fait que l’utilisation d’informations disponibles gratuitement pour en nourrir un ouvrage est une pratique très répandue (tous les articles du Code civil, ouvrage payant, sont disponibles gratuitement sur la toile !) certains ont fait remarquer que le travail de classement et d’exhaustivité, difficile à obtenir en consultant le site internet de la HAS, était probablement pertinent. D’autres ont, en outre, rappelé que la publication de ce livre ne constituait en rien une obligation d’achat !

M.P.

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Vos réactions (1)

  • Quoi de neuf ?

    Le 20 février 2020

    On aime de nos jours polémiquer à propos du plus banal fait.
    Les éditeurs, de tout temps, ont édité pour gagner leur vie. On appelle ça un métier. Ils produisent parfois des "best sellers" et font parfois des fours. C'est leur affaire.
    Ce sont les lecteurs qui font le succès ou l'échec d'une publication : utile, elle se vend : sans intérêt, personne ne l'achète.

    Dr Pierre Rimbaud

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