Direct 26 mai : hydroxychloroquine : le coup d'arrêt | Le mea culpa de Hollande et Touraine | La vitamine D comme adjuvant ?

Cette veille quotidienne régulièrement réactualisée vous permet de retrouver rapidement certaines des informations brèves concernant l’épidémie actuelle. Retrouvez tous nos articles sur le Covid-19.

19 h 30 - France : un point épidémiologique

Selon les dernières données du ministère de la santé, 16 264 personnes sont hospitalisées pour une infection Covid-19 (vs 18 468 il y a une semaine) et 318 nouvelles admissions ont été enregistrées en 24 heures (vs 506 il y a une semaine). Concernant les soins intensifs, 1 555 malades atteints d’une forme sévère de COVID-19 sont hospitalisés en réanimation (vs 1894 il y a une semaine). 37 nouveaux cas graves ont été admis en réanimation (vs 69 il y a une semaine). Le solde reste négatif en réanimation, avec 54 malades de Covid-19 en moins par rapport à hier. Au total, 28 530 personnes sont décédées de Covid-19 (+ 98 vs + 217 entre le 21 et le 25 mai).

16 h 30 - L'ANSM appelle à suspendre les essais cliniques évaluant l’hydroxychloroquine

L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) appelle à "suspendre par précaution les essais cliniques évaluant l’hydroxychloroquine dans la prise en charge des patients" Covid +. L'agence annonce par ailleurs avoir "lancé auprès des promoteurs évaluant l’hydroxychloroquine, une procédure de suspension des inclusions de patients dans  les essais cliniques menés en France. Elle prendra effet après un délai de contradictoire de 24h. Les patients en cours de traitement avec de l’hydroxychloroquine dans le cadre de ces essais cliniques pourront le poursuivre jusqu’à la fin du protocole".

16 h - Le HCSP recommande de ne pas utiliser l’hydroxychloroquine

Saisi en urgence ce week-end par le ministre de la santé, le HCSP (Haut conseil de la santé publique), après revue de la littérature conclut "à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le Covid-19 quelle que soit la gravité de l’infection". Par conséquent, l'institution recommande "de ne pas utiliser l’hydroxychloroquine (seule ou associée à un macrolide) dans le traitement du Covid-19, d’évaluer le bénéfice/risque de l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques, de renforcer la régulation nationale et internationale des différents essais évaluant l’hydroxychloroquine dans le Covid-19".

11 h 30 - Le mea culpa de François Hollande et Marisol Touraine

Alors que s'ouvre le Ségur de la santé qui doit imaginer l'hôpital du monde d'après, le Président François Hollande a reconnu une « part de responsabilité dans la situation de l'hôpital ». « J'ai présidé la France pendant cinq ans, donc j'ai ma part de responsabilité aussi dans la situation de l'hôpital [...]. Depuis des années, on a contraint l'hôpital et j'ai pris ma part, je ne veux pas m'exclure, même si j'ai apporté des moyens supplémentaires. On a mis une suradministration de codage d'actes, etc., et c'est ce que les personnels, notamment les médecins, rejettent aujourd'hui, et une tarification qui les a obligés à passer parfois plus de temps à remplir des papiers qu'à soigner », a déclaré l'ancien président de la République sur France Inter.

Également interrogée ce lundi sur Franceinfo, l'ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine a reconnu « il n'y a pas eu d'effort suffisant sur les rémunérations, même s'il y a eu des primes ».

11 h 00 - Iran : la deuxième vague ?

Les autorités sanitaires iraniennes alertent : le pays des mollahs pourrait faire face à une deuxième vague. Ainsi après une baisse drastique du nombre de nouveaux cas, on compte désormais plus de 2000 nouvelles PCR SARS-CoV-2 positives chaque jour en Iran. Le ministre de la Santé Kianoush Jahanpour met en cause le relâchement de ses concitoyens.

10 h 30 - Traitement du Covid-19 : l'Académie de médecine recommande la vitamine D comme adjuvant

Une corrélation entre de faibles taux sériques de vitamine D et la mortalité par Covid-19 a été mise en évidence par certaines études.

Aussi, l'Académie de médecine considère que la vitamine D, si elle ne peut être considérée comme un traitement préventif ou curatif de l’infection due au SARS-CoV-2 pourrait, "en atténuant la tempête inflammatoire et ses conséquences" être considérée comme "un adjuvant à toute forme de thérapie".

Ainsi, les sages recommandent de doser le taux de vitamine D sérique "chez les personnes âgées de plus de 60 ans atteintes de Covid-19, et d’administrer, en cas de carence, une dose de charge de 50 000 à 100 000 UI" et "d’apporter une supplémentation en vitamine D de 800 à 1000 UI/jour chez les personnes âgées de moins de 60 ans dès la confirmation du diagnostic de Covid-19".

Communiqué de l’Académie nationale de Médecine : Vitamine D et Covid-19

10 h - L'Aide sociale pendant le confinement

La DREES publie une enquête sur le fonctionnement et les difficultés des établissements et services d’action éducative de l’ASE durant la période de confinement, réalisée grâce à une « enquête flash » spécifique début avril. On relève notamment que deux établissements sur trois et la moitié des services d’action éducative ont été confrontés à une baisse de leurs effectifs.

Aide sociale à l’enfance : la situation avant et pendant le confinement lié à la crise sanitaire

9 h - De nouveaux chiffres sur les décès en France

Après cinq jours sans chiffres concernant les décès liés au Covid-19 en France, Santé publique France a dévoilé un nouveau décompte. On dénombre, depuis le début de l'épidémie, 28 432 décès de Covid-19 soit 217 de plus que le 21 mai.

8 h - Dengue : nouvel avertissement

Plusieurs fois depuis le début de la pandémie de Covid-19, des autorités sanitaires locales se sont inquiétées d'un risque de relâchement de la lutte contre la dengue. C'est désormais à une autorité nationale de sonner l'alarme. Ainsi, l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire)
explique avoir été saisie en urgence par la Direction générale de la santé pour évaluer le rapport bénéfice-risque du maintien des mesures de lutte anti-vectorielle (LAV) habituellement mises en œuvre contre la dengue et d’autres maladies endémiques diffusées par des moustiques.  Dans ce cadre, "l’Agence pointe la nécessité de ne pas relâcher les efforts de lutte contre les moustiques vecteurs de la dengue. Elle donne des indications sur les mesures permettant aux acteurs de la LAV de poursuivre leur action, tout en veillant à limiter la propagation du virus Sars-Cov2. Enfin, elle souligne le besoin de continuer à délivrer une information soutenue sur les risques épidémiques associés aux moustiques (dengue, zika, paludisme…) alors que l’attention générale se focalise sur la pandémie Covid-19".


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Vos réactions (1)

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    Le 26 mai 2020

    ANSMimus asinum fricat disait mon feu père.
    Comme il avait raison. Il ne faut rien tant refouter que le coup de pied de l'âne, et ceux ci ne manquent pas dans les cénacles, agences, conseils et comités dont s'égaye le fonctionnement de notre État Parfait.

    Et, suivant en cela l'animal dont parle Alphonse Daudet dans son conte sur la mule du pape, ils ont la mémoire longue, et la médiocrité rancunière. Et le sabot véloce quoique retardé.
    Gare donc, n'attendons pas la métamorphose des cloportes qui, comme la 2° vague prédite par ses surfeurs d'argent, ne surviendra pas, ne rêvons plus (comme le chante Manon dans l'opéra éponyme de Jules Massenet).

    Dr Gilles Bouquerel

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