Direct 8 juillet : Hydroxychloroquine : trois études discutées - Castex bientôt en Guyane

Cette veille quotidienne vous permet de retrouver rapidement certaines des informations brèves concernant l’épidémie actuelle. Retrouvez tous nos articles sur la Covid-19

17h30 - Hydoxychloroquine : des données qui manquent de poids

Depuis quelques jours, ceux qui défendent l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans l’infection à SARS-CoV-2, se félicitent de la publication de nouvelles données qui confirmeraient l’efficacité de la molécule. Cependant, les deux revues américaines rétrospectives citées manquent de robustesse et de significativité pour emporter la conviction (Samia Arshad et coll. : « Treatment with Hydroxychloroquine, Azithromycin, and Combination in Patients Hospitalized with COVID-19 », International Journal of Infectious Diseases, DOI:https://doi.org/10.1016/j.ijid.2020.06.099 et Takahisa Mikami M.D. et coll. : « Risk Factors for Mortality in Patients with COVID-19 in New York City », Journal of General Internal Medicine, https://doi.org/10.1007/s11606-020-05983-z). De la même manière, la publication rétrospective dans The Lancet Rhumatology d’une étude multicentrique chinoise concernant 6 228 patients souffrant de différentes maladies auto-immunes rhumatismales traitées par diverses molécules, dont l’hydroxychloroquine est discutée. Parmi ces 6 228 patients, 43 d’entre eux appartenaient à 42 familles au sein desquelles une infection à SARS-CoV-2 a été confirmée. Ces familles comptaient au total 126 personnes, dont 55 ont été atteintes de Covid-19 : 27 souffraient de rhumatisme inflammatoire (dont 16 recevaient de l’hydroxychloroquine) et 28 étaient des membres de leur famille. Dans 11 familles, l’infection a concerné les membres atteints de rhumatisme inflammatoire et leurs proches et dans 16, seuls ces derniers ont été touchés par la Covid. Jixin Zhong et coll. ont constaté que les patients dont le rhumatisme était traité par hydroxychloroquine ont semblé présenter un risque plus faible d’infection par SARS-Cov-2 que ceux recevant d’autres types de traitements. Outre la taille très restreinte du nombre de patients, les auteurs rappellent comme limite à leur observation que la différence entre les patients traités par hydroxychloroquine et les patients recevant une autre prise en charge peut également être liée à la sévérité de l’affection rhumatologique, qui peut elle aussi avoir une influence sur le risque d’infection par SARS-CoV-2, tandis que l’effet négatif des immunosuppresseurs doit également être rappelé.

Jixin Zhong et coll. : « COVID-19 in patients with rheumatic disease in Hubei province, China: a multicentre retrospective observational study », The Lancet Rheumatology, DOI:https://doi.org/10.1016/S2665-9913(20)30227-7

12h - Le Premier ministre se rendra en Guyane dimanche

Jean Castex a annoncé qu'il se rendrait ce dimanche en Guyane où l'épidémie progresse et où les médecins hospitaliers ont lancé plusieurs alertes, avant que ne soit envoyée sur place une équipe de la réserve sanitaire.

11 h 30 - Un point sur les cas asymptomatiques

Après une "synthèse rapide"  de la littérature sur le sujet, Santé Publique France rapporte que 24,3% des personnes infectées par le coronavirus "restent asymptomatiques" et qu'environ "50% des transmissions surviennent durant la phase pré-symptomatique".

11 h - Personnes à "risques" : comment reprendre le travail ?

Le Haut Conseil de la santé publique publie des recommandations pour la reprise d'activité sur le lieu de travail, en toute sécurité, des personnes à  risque de formes sévères de Covid-19.

Coronavirus SARS-CoV-2, reprise du travail des personnes à risque

10 h - Des preuves "émergentes" d'une possible transmission aérienne

Après avoir reçu une alerte d'une centaine de scientifiques, mettant en avant des "signes" pouvant évoquer une possible transmission aérienne, Benedetta Allegranzi de l'OMS a confirmé, en conférence de presse virtuelle, l'existence de "preuves émergentes" d'une transmission aérienne du SARS-CoV-2. "La possibilité d'une transmission par voie aérienne dans les lieux publics, particulièrement bondés, ne peut pas être exclue. Les preuves doivent toutefois être rassemblées et interprétées" a-t-elle développé. Aussi, elle recommande une meilleure ventilation des lieux fermés et le port du masque. A étayer et à suivre...

9 h 30 - Un plaidoyer pour le port du masque obligatoire

Le Pr Gilbert Deray, néphrologue à la Pitié Salpêtrière qui est souvent intervenu médiatiquement sur la crise du Covid-19, plaide, sur les ondes de LCI pour le port du masque obligatoire dans tout l'espace public; invitant les pouvoirs publics et les Français à une vigilance accrue face à un rebond épidémique qu'il considère certain.

9 h - France : un point de situation

Selon les dernières données communiquées par le ministère de la santé, 7 594 personnes sont hospitalisées pour une infection par SARS-CoV-2 (127 nouveaux admis) dont 538 (- 10) en réanimation (21 nouveaux admis). Depuis le début de l’épidémie, 29 933 personnes sont décédées dont 19 457 personnes au sein des établissements hospitaliers et 10 476 dans les établissements sociaux et médico-sociaux.

8 h - Un point épidémiologique dans le monde

Selon les données colligées par l'université John Hopkins de Baltimore, 11 839 095 cas de Covid-19 (vs 10 495 019 il y a une semaine) et 544 415 décès liés à cette maladie (vs 511 686, il y a une semaine) ont été recensés dans le monde. Les trois pays qui ont identifié et déclaré le plus de cas sont les États-Unis (2 996 098 Covid+), le Brésil (1 668 589) et l'Inde (742 417). Les trois pays les plus endeuillés sont les États-Unis (131 480 décès), le Brésil (66 741) et le Royaume-Uni (44 476).

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Vos réactions (1)

  • La transmission reste encore une inconnue

    Le 08 juillet 2020

    Pas moins de 239 scientifiques, issus de 32 pays, affirment que le coronavirus est bien aéroporté. Ils demandent donc à l’OMS de modifier ses recommandations.

    Jusqu’à présent, l’OMS certifiait que le virus ne pouvait pas se transmettre par voie aérienne, à l’exception de procédures médicales générant des aérosols comme des intubations, des bronchoscopies ou encore des réanimations cardio-pulmonaires.

    Si cette découverte ne signifie pas que le virus (contagieux) se balade dans l’air indéfiniment, cela veut dire tout de même que le virus peut se transmettre en discutant avec quelqu’un.

    Et j’ajoute perdre sa contagiosité s’il ne trouve aucun support vivant. Ce qui ne veut pas dire que son génome n’est pas capable de s’encapsuler tout comme de nombreux parasites et bactéries. Au point que l’on peut faire revivre son ADN quelques 100 ans plus tard comme ce fut établi dans la grippe espagnole avec des virus retrouvés sur des cadavres gelé dans le permafrost.

    Ajoutons que le risque de contamination est également accru dans les espaces clos, surpeuplés, mal ventilés ou encore dans des lieux où des personnes restent en contact rapprochés durant une longue période. Comme dans les avions !

    Dr JD

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