Grève dans les hôpitaux : des manifestants engagés, mais une participation faible

Paris, le mercredi 11 octobre 2017 – Les personnels hospitaliers étaient appelés non seulement par les centrales syndicales mais aussi par leurs organisations catégorielles à participer à la journée de mobilisation organisée hier dans la fonction publique. Il s’agissait notamment pour les infirmiers et les médecins hospitaliers, qui, fait rare, s’étaient unis au mouvement, de dénoncer le défaut de compensation de la CSG, le gel du point d’indice, les "menaces" sur les systèmes de retraite et le rétablissement du jour de carence. Au-delà, comme nous le soulignions dans ces colonnes, les professionnels de santé hospitaliers souhaitaient une nouvelle fois mettre l’accent sur la désorganisation et la déshumanisation dont souffrent de nombreux hôpitaux et qui ont des répercussions directes sur la qualité de vie au travail de milliers d’agents.

Un appel historique, une participation sans surprise

Si le diagnostic établi par les syndicats est largement partagé et si les quelques centaines de blouses blanches qui ont défilé au sein du grand cortège parisien apparaissaient très déterminées, la participation est demeurée faible. Ainsi, le ministère des comptes publics faisait état d’un taux de mobilisation de 10,4 % dans la fonction publique hospitalière, quand la CGT a évoqué une participation de 30 % tous corps confondus. L’Assistance publique/hôpitaux de Paris (AP-HP) a recensé pour sa part un taux de gréviste de 4,8 % (chiffre qui tient compte des personnels assignés). Ces chiffres marquent qu’en dépit de l’engagement des syndicats, les agents hospitaliers n’ont pas modifié leurs habitudes vis-à-vis des mouvements de grève.

Léa Crébat

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Vos réactions (1)

  • Participation faible ?

    Le 12 octobre 2017

    Comment peut-on juger une participation faible alors que les agents sont réquisitionnés d’office ? L’engagement est fort mais l’action l’est également sauf qu’elle est camouflée et ce, depuis toujours ! C’est une des raisons pour lesquelles rien n’est obtenu. Nous ne gênons personne a contrario des routiers, des agents sncf ou compagnies aériennes... l’activité se poursuit malgré les mouvements de grève et heureusement pour les patients d’ailleurs !

    Et ça, les politiciens le savent parfaitement et en jouent. Ce que je trouve dommageable c’est que vous tombiez dans le panneau ! Il eût été plus cohérent et juste d’opter pour un titre plus en notre faveur...
    Ça me dépasse que nous soyons « assassinés » par les nôtres !

    Isabelle Delobel(IDE)

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