La fermeture des "petites" maternités fait de nouveau débat

Paris, le jeudi 11 janvier 2018 – A l’occasion de la cessation d’activité de la plus petite maternité de France à Die dans la Drôme a ressurgi le débat (presque aussi ancien que le JIM !) de la fermeture des maternités publiques.

Rappelons en effet, que durant les quarante dernières années, deux tiers de ces établissements ont fermé dans notre pays, bien loin des réalités démographiques. 

En marge de cet événement local, la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité a ainsi adressé une lettre ouverte à Agnès Buzyn.

Dans celle-ci, le collectif dénonce que « contrairement à ce qui est fréquemment affirmé, ce ne sont pas seulement de très nombreuses petites unités accueillant plus ou moins de 300 naissances » qui ferment « mais également des grandes Maternités (Paris en particulier, y compris de niveau III), et des Services de moyenne importance comme La Seyne et bientôt Creil si nous acceptions cette décision ».

Pour cette association, ceci est dommageable « pour toutes les femmes attendant un enfant et en particulier les plus vulnérables ». L’organisation rappelle être en faveur d’une proximité « garante de prévention et de qualité des soins ». 

Elle conclut en évoquant son étonnement qu’il puisse exister en santé des décisions qui font primer les intérêts économiques sur ceux des patients.

Xavier Bataille

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions (1)

  • Généraliser = banaliser = perte d'identité ?

    Le 11 janvier 2018

    Les services de maternité ont un rôle d'éducation, de prévention et de dépistage des risques de maltraitances... pour les familles issues d'un milieu social défavorisé encore plus quand on considère que les familles monoparentales sont dans cette population beaucoup plus fréquentes.
    Les usines que l'on veut créer assument-elles réellement ce rôle quand il faut "produire" de l'accouchement pour rester ouvertes ? J'ai des doutes...

    Accoucher dans un véhicule ou à domicile pour cette population, est-il préférable à accoucher dans ces petites maternités ? J'ai des doutes...

    Le suivi des parturientes quand à la parentalité est-il mieux assuré lorsque les praticiens traitent des centaines d'accouchement ? J'ai là-aussi des doutes.

    Les naissances baissent dans les petites communes de fait. Que voudra dire plus tard : " je suis né(e) à... " ? "Etre né quelque part pour savoir qui l'on est... ou je perds la mémoire..." (Maxime Leforestier). Cela ne participe-t-il pas à la construction de l'identité ?

    C.D.

Réagir à cet article