La seconde vague se confirme en Iran

Téhéran, lundi 6 juillet – L’Iran est le seul pays du monde à connaitre une hausse significative de sa mortalité liée au Covid-19, confirmant l’hypothèse d’une seconde vague. En Inde, l’épidémie s’accélère.

Les regards des épidémiologistes du monde entier sont tournés vers l’Iran. La République Islamique connait depuis trois semaines une hausse de sa mortalité par Covid, qui fait suite à une hausse importante du nombre de cas. Les craintes des experts se confirment : le pays est touché par une seconde vague. 163 Iraniens ont perdu la vie ce dimanche, le pire bilan journalier depuis le début de l’épidémie.

Hausse de la mortalité en Iran

Après une première vague en mars-avril, le pays croyait s’en être sorti, mais va devoir semble-t-il apprendre à vivre avec le virus sur le long terme. Bien que plusieurs mesures de restriction aient été rétablies, comme l’interdiction des rassemblements, les autorités se refusent pour l’instant à mettre en place un confinement. Une telle mesure pourrait en effet avoir des conséquences délétères sur une économie iranienne déjà exsangue notamment du fait des sanctions américaines.

Signe que les autorités prennent cette seconde vague au sérieux, le port du masque dans les lieux publics a été rendu obligatoire ce dimanche. Les campagnes de communication se succèdent pour sensibiliser les Iraniens au port du masque, pour l’instant très peu usité y compris dans les transports en commun où il est pourtant obligatoire. Au total, près de 11 600 Iraniens sont décédés du Covid-19.

Re-confinement locaux en Europe et dans le monde

La crainte d’une seconde vague, de moins en moins hypothétique, est également vive en Europe, qui connait un répit épidémique depuis début mai. Pour éviter toute nouvelle flambée des cas, les autorités ont bien souvent recours à des re-confinements locaux. A Lisbonne, les habitants sont à nouveau priés de rester chez eux jusqu’à nouvel ordre depuis une semaine. En Espagne, deux régions, l’une en Catalogne et l’une en Galicie, ont été coupés du reste du pays tandis que les rassemblements y sont interdits. Au Royaume-Uni, les magasins ont été à nouveau fermés à Leicester.

Et l’Europe n’est pas la seule région concernée : au Maroc, pays pour l’instant relativement épargné par l’épidémie ("seulement" 235 morts), la ville portuaire de Safi (300 000 habitants) a été reconfiné suite à la découverte d’un cluster dans une usine de conserves de poissons. Des mesures de re-confinement ont également été prises à Melbourne en Australie et à Antananarivo à Madagascar.

L’Inde nouvel épicentre de l’épidémie ?

En Inde, les autorités craignent que le pays devienne prochainement le nouvel épicentre mondial de l’épidémie. Le nombre de nouveaux cas détectés ne cesse d’augmenter, sans que l’on puisse réellement déterminer si cela est lié à l’accélération du dépistage ou à une véritable progression de l’épidémie. Plus de 20 000 nouvelles infections sont enregistrés chaque jour, soit 700 000 cas au total, ce qui fait de l’Inde le 3ème pays le plus touché par la pandémie au monde (en nombre de cas confirmés).

Si plusieurs villes du pays ont annoncé vouloir remettre en place un dispositif de confinement, de telles mesures sont particulièrement difficile à faire respecter dans un pays où des millions de personnes vivent au jour le jour et ne peuvent se permettre d’arrêter de travailler. Décision fortement symbolique, les autorités ont annoncé que le célèbre Taj Mahal, fermé au public depuis le mois de mars, ne rouvrira finalement pas ses portes ce lundi. Au total, près de 20 000 Indiens sont mort du Covid-19, un chiffre à relativiser au vu de la population gigantesque du pays (1,3 milliard d’habitants).

QH

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Vos réactions (1)

  • Sommes-nous devenus fous ?

    Le 07 juillet 2020

    Sommes-nous devenus fous? Et qui mène le marketing mondial de cette folie collective qu'est devenue la lutte contre la COVID? Dans quel but?
    Il est permis de s'interroger.
    "Au total, près de 20 000 Indiens sont mort du Covid-19, un chiffre à relativiser au vu de la population gigantesque du pays (1,3 milliard d’habitants)". Pouvons-nous rappeler que la France en a 30 000 pour à peine 65 millions d'habitants?
    Dans ce contexte, où voulons-nous en venir? Au crash de l'économie mondiale? Au contrôle sans fin des populations et à leur tracking?

    Sachant que la pollution et le tabac, la malaria et les suicides, j'arrête la liste est longue, tuent beaucoup plus que la COVID, quel est l'intérêt pour les médias de faire une fixation durable sur cette pandémie?

    Rappelons enfin que l'application "Stop COVID", en France, coûte entre 200 et 300 000 euros par mois. Que sa gestion a été confiée à... Dassault Industries, sans appel d'offres. Voilà déjà une réponse à la question "Où veulent en venir nos dirigeants?"

    Dr Jean-François Michel

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