Les pédiatres québécois s’inquiètent de la progression des diagnostics de TDAH

Québec, le vendredi 23 août 2019 - Depuis le début de l’année, les pédiatres québécois s’inquiètent d’une progression des prescriptions de Ritaline et au-delà des diagnostics de troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) dans la province. La mobilisation de 48 experts dont 45 pédiatres au début de l’année ayant dans une « lettre ouverte » invité l’ensemble de la société à un « examen de conscience » afin que l’anxiété des jeunes ne soit pas trop rapidement étiquetée TDAH et traitée par une « pilule » semble connaître aujourd’hui un important écho. Ainsi, les préconisations de ce groupe, appelant notamment à une amélioration des services psychosociaux et à une vigilance accrue vis-à-vis du temps passé par les adolescents devant les écrans ont été adoptées à l’unanimité il y a quelques semaines par l’Association des pédiatres québécois. Par ailleurs, des enquêtes ont été conduites par les autorités qui ont confirmé la très forte augmentation des diagnostics de TDAH et la spécificité du Québec. Ainsi, le taux de prévalence du TDAH chez les québécois de 24 ans et moins est passé de 2 % en 2000-2001 à 11,3 % aujourd’hui ! Par ailleurs, d’importantes disparités existent en fonction du niveau d’accès aux services de santé. Il apparaît par ailleurs que le taux de recours aux traitements médicamenteux du TDAH dont la Ritaline atteint 6,44 % au Québec contre 2,39 % dans le reste du Canada. Les pédiatres se félicitent de l’écho qu’a rencontré leur cri d’alarme mais espère maintenant des actions fortes des pouvoirs publics pour améliorer la prise en charge des adolescents et éviter des diagnostics trop rapides et des recours non justifiés à certains médicaments.

M.P.

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Vos réactions (1)

  • Crée par des laboratoires

    Le 23 août 2019

    Le TDAH est, si l'on s'en souvient bien, une association de symptômes totalement arbitraire crée par des laboratoires désireux de promouvoir leur pilule magique.
    De plus que penser d'adultes qui ne supporteraient pas que des enfants soient "remuants" ou agités ? Quelle est cette société qui nous promet calme et bonheur grâce à des médicaments ?
    Souvenons nous également que ces produits ont des effets négatifs sur l'appétit, le développement, et que cela fait le lit des addictions. Sur les blogs on peut lire combien l'idée d'arrêter son traitement inquiète les utilisateurs. Enfin la prescription de Ritaline est en principe très encadrée mais devient malheureusement usuelle et est indiquée aux parents ou même exigée par des non médecins comme s'il s'agissait d'une aspirine... (qui a d'ailleurs ses indications précises).

    Dr Fannny Cohen

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