Peut-on être homéopathe et enseigner la médecine générale ?

Paris, le mercredi 10 octobre 2018 - Alors que, selon le Collège national des généralistes enseignants (CNGE), un groupe « de médecins homéopathes revendiquant une efficacité spécifique de l’homéopathie, a invité ses partisans à investir la maitrise de stage et l’enseignement » en médecine générale, l’institution présidée par le Pr Vincent Renard a adressé un courrier aux directeurs des départements de médecine générale, pour leur rappeler les règles à respecter dans le recrutement de maîtres de stage des universités (MSU).

Un « dogme du XVIIIe siècle » à l’efficacité « non démontrée et indémontrable »

« Nous alertons les Collèges et les DMG sur le minimum requis pour être MSU : faire travailler les étudiants sur toutes les compétences du métier en se fondant sur les données actualisées de la science » expliquent les auteurs du texte qui estiment que « revendiquer une activité spécifique, non démontrée et indémontrable de l’homéopathie, aussi bien au plan théorique que clinique, n’est plus acceptable aujourd’hui pour un MSU ou un enseignant de médecine générale ».

Tout en se défendant de vouloir stigmatiser les professionnels concernés, le CNGE estime qu’il serait « déraisonnable de donner aux étudiants des référents de pratiques professionnelles conceptuellement antinomiques avec celles de la médecine générale (…) il n’est pas acceptable de former les étudiants en légitimant une pratique reposant sur des dogmes du 18ème siècle »…

« Nous devons veiller à la qualité des médecins recrutés en tant que MSU puisqu’ils occupent une place essentielle dans le dispositif de formation, jouent un rôle de modèle, questionnent les apprentissages et orientent vers les sources pertinentes », explique enfin le collège qui avait déjà, en pleine polémique sur la question, appelé à supprimer tous les diplômes universitaires d’homéopathie.

Frédéric Haroche

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Vos réactions (1)

  • Le peuple est vraiment trop bête

    Le 10 octobre 2018

    Premièrement, je suppose que les étudiants auront leur mot à dire dans leur choix de stage.
    Deuxièmement sont-ils des idiots qui vont laisser pervertir leurs acquits par des gourous?
    Je ne peux m'empêcher de constater que la démarche est la même qu'en ce qui concerne les Fake news que le gouvernement veut réprimer.

    Le peuple serait trop bête pour juger par lui même il faut donc contrôler les informations qu'on lui fournit. C'est la censure, la dictature.

    Dr Joël Delannoy

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