Réforme du non substituable : une dérive bureaucratique ?

Interview du Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF

La LFSS (Loi de financement de la sécurité sociale) votée en 2018 prévoyait la définition « de critères médicaux objectifs » visant à limiter l’utilisation de la mention « non substituable » sur ordonnance.

Des « critères médicaux objectifs » qui sont désormais établis par un arrêté qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain.

Premier syndicat à être monté au créneau sur ce sujet : la CSMF.

Son président, le Dr Jean-Paul Ortiz, explique ici son point de vue sur ce qu’il considère comme une nouvelle entrave à la liberté de prescription du médecin. 

*Confédération des syndicats médicaux Français

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Vos réactions (20)

  • Que l'on nous laisse la liberté de gérer

    Le 15 décembre 2019

    Inacceptable. Les génériques sont largement prescrits. Que l'on nous laisse la liberté de gérer les exception en nous respectant.

    Dr Didier Mion

  • La naiveté du Dr Ortiz est touchante

    Le 16 décembre 2019

    Dans tous les domaines la bureaucratie domine et ce ne sont pas les médecins "bien élevés" qui feront changer le problème.

    Dr jean Pierre Sapin

  • Truanderie des génériques

    Le 16 décembre 2019

    Il n'y a pas que ce dernier texte qui soit inacceptable, c'est toute la magouille des génériques qui est anti-déontologique, mensonge scientifique (bioéquivalence prétendue), et honte de la profession pour s'y soumettre alors que nous savons tous que cela a fait perdre de la qualité...j'irais même jusqu'à dire "antipatriotique" et "barbarisante", dans le sens où loin de ce que l'on peut trouver de vertueux à la mondialisation dans certains secteurs, faire bouffer des génériques à nos patients favorise l'exploitation de quasi-esclaves dans des nations peu regardantes sur les droits de l'homme, contribue stupidement à polluer puisqu'il faut les transporter, et lèse d'autant le marché du travail chez nous.

    L'obstination des politicards (et leurs lamentables cautions de soi-disant ministres de la santé) à vouloir forcer la population et les médecins à gober leurs mauvaises pilules, quand bien même la modicité des "économies" réalisées annule le dernier intérêt qu'on aurait pu y trouver, me semble témoigner de la corruption qui rampe derrière ce soi-disant grand progrès dans la façon de prendre en charge les malades. Et pour ne pas accueillir mon premier patient avec des fusils dans les yeux je vais tenter de chasser de mon esprit les pensées parallèles concernant les fermetures de lits, de services, et toute la politique désastreuse qui a été menée depuis les ordonnances Juppé en 1995... mais j'ai du mal à ne pas regarder mon fusil plus que mon sthéto !
    Ce texte, comme la loi Touraine, la connerie de prescrire obligatoirement en DCI, les âneries de Bachelot, les ignobles ROSP et CCAM, les logiciels professionnels qui nous truandent plus qu'ils ne nous servent, je les considères à la hauteur de ce qu'ils méritent : nuls et non avenus. Ma crainte ? qu'à force de passivité nous laissions la France elle-même se conclure en nulle et non avenue ! (Ce qui m'intéresse est l'état de la population, pas le drapeau).

    Dr Felix Galeyrand

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