Un recours pour mettre fin aux déserts médicaux

L'association des citoyens contre les déserts médicaux (ACCDM) a, par l'intermédiaire de son avocate Corinne Lepage, adressé un recours « préalable et gracieux » au Premier ministre pour réclamer le rétablissement « par tous les moyens du même droit à la santé ».

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Vos réactions (6)

  • Payer plus pour lutter contre les deserts medicaux

    Le 19 janvier 2021

    Toutes les entreprises qui veulent envoyer des cadres en expatriation les payent plus, tous les fonctionnaires qui éloignent de la Métropole sont indemnisés par différents avantages. Si on veut que les gens aillent où ils n'ont pas trop envie d'aller, quand on paie, ça marche. Les médecins, avec un C a 40 euros, on les verra s’intéresser a la question...

    Maignan (Pharmacien)

  • Quelle solution pour réduire les déserts médicaux ? Un témoignage

    Le 20 janvier 2021

    En 2005-2008, je commençais ma retraite en acceptant, d'une part des remplacements d'urologues dans les DOMTOM pour ceux de mes collègues qui ont beaucoup de mal à trouver un remplaçant (sept ans sans vacances dans un cas), d'autre part en acceptant de diriger quelques missions de la Mutualité sociale agricole (MSA) en métropole. Une MSA qui se déchargeait de ses obligations médicales sur des biologistes parfois fort éloignés des lieux de mission MSA. Les agriculteurs sont très mécontents presque partout.

    Sur une trentaine de semaines consacrées à la MSA, sur deux années là (changements possibles depuis des déserts ?), j'ai ainsi visité une cinquantaine de chef lieux de canton sur 25 départements dispersés de la Normandie à la Bourgogne.

    Le matin, la mission était consacré à la MSA. L'après-midi j'ai essayé de rendre visite aux confrères généralistes exerçant dans ces gros villages quand cela était possible.

    J'ai ainsi visité 15 centres de santé vides de médecins sur 50. J'ai alors constaté que l'origine du désert médical était fort variable d'un village à un autre et que les explications données par les maires et adjoints pour expliquer leur désertification étaient fort différentes, souvent liées à des conflits de personnes.

    La question des honoraires n'était pas souvent au premier plan. Je prendrais deux cas exemplaires peut-être réglés à ce jour : Darney dans les Vosges et Bleneau dans l'Yonne avec de la place, chaque fois, pour cinq médecins.

    Il en restait deux à Darney sans maison médicale commune mais l'un des deux faisait sa valise. Et aucun à Bleneau depuis plusieurs années, alors que le centre médical est remarquablement correct et plaisant. Dans les deux cas, cela coûte une fortune à l'Assurance Maladie.

    En effet, les IDE restantes et les pharmaciens sur place se débrouillaient comme ils pouvaient, faisant appel, en cas d'urgence lourde, souvent plus que de raison, aux hélicoptères vers Orléans et Auxerre ou en supprimant les visites dans les Vosges alors même que sévissaient dans les fermes vosgiennes une épidémie de grippe contemporaine d'une épidémie de tuberculose bovine avec contamination humaine. Pour avoir signalé cette tuberculose, j'ai été viré de la MSA !

    Quelles solutions ? Je n'en vois aucune à première vue. Je voudrais, cependant, signaler que l'Allemagne de l'Est avant la chute du mur de Berlin était devenue en 30 ans un pays en situation de désert médical presque généralisé. Il y régnait une santé administrée et bureaucratique gérée par des fonctionnaires communistes. J'y suis allé pour des raisons familiales presque chaque Noel de 1960 à 1995.

    Après la chute du mur, l'Allemagne réunifiée n'a mis que trois mois à régler la question du désert de l'Est en installant le système de Bismarck adopté depuis 1882 à l'Ouest.

    Ce système est caractérisé surtout par la complète liberté d'agir dans son cabinet en l'équipant de ce qui parait utile et par la liberté totale des honoraires cumulés.

    Chaque acte est payé selon l'équipement et le cumul trimestriel est versé en tiers payant en fin de trimestre. Ce qui réduit considérablement les papiers et le personnel des différentes Caisses. Pas de monopole !

    Dr JD

  • Les epouses de médecins...

    Le 20 janvier 2021

    ... veulent avoir une vie sociale normale, en particulier un travail. C'est fini époque de la femme de médecin-secrétaire non déclarée et sans retraite : la féminisation est la première cause de la désertification médicale en zone rurale, c'est le revers de la médaille. Quant à nos consoeurs, ben c'est le problème inverse, le mari CSP+ ne peut développer sa carrière en zone rurale. Conclusion : imposer le célibat aux medecin.es tirés au sort à qui notre administration jacobine imposera l'installation à Pétaouchnoque, que voilà une solution respectueuse des droits de chacun, considérant que les soignants ne sont pas des êtres humains mais des esclaves au service de l'Administration.

    Dr Pierre Baque

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