Un tiers des patients atteints de psoriasis se tournent vers les médecines alternatives

Le psoriasis est une maladie chronique que, malgré tous les progrès accomplis ces dernières années dans les traitements, il est impossible de guérir définitivement. Les rechutes, les réponses insuffisantes et/ou les échecs associés aux lourdeurs de certaines prises en charge font que de nombreux patients se tournent vers des thérapeutiques alternatives ou complémentaires. Une équipe a voulu quantifier ce phénomène en enquêtant auprès de patients atteints de psoriasis, recrutés en consultation ou par l’intermédiaire des associations de malades.

A ces patients, dont le psoriasis devait être confirmé par un médecin, un questionnaire de 10 minutes était proposé pour s’enquérir de l’utilisation qu’ils faisaient de médecines non "classiques".

Sur les 2 653 réponses évaluables, on constate que près d’un tiers des personnes souffrant de psoriasis ont eu recours à des thérapeutiques alternatives (homéopathie, ostéopathie, acupuncture), complémentaires, traditionnelles ou psychocorporelles telles que la méditation, le yoga, la sophrologie (9,5 %, 8,6 % et 7,5 % des répondeurs respectivement utilisent ces « disciplines ») au cours de l’année précédente et un quart a même essayé deux types de traitement. Les femmes sont un peu plus souvent séduites par ces approches (60 %) et l’âge moyen de ces patients qui cherchent des solutions moins classiques est de 49,4 ans ± 14,8.

Bien que l’on ne puisse exclure que les thérapeutiques psychocorporelles puissent aider à gérer le retentissement psychologique du psoriasis, ou que certaines médecines alternatives d’ailleurs reconnues par l’Ordre des médecins et pratiquées par de nombreux médecins y compris à l’hôpital puissent avoir des effets favorables, il n’en faut pas moins alerter les patients des dangers potentiels de remèdes miracles (il existe plus de 400 types de médecines non classiques) parfois simplement proposés sur internet, qui n’ont au mieux aucun effet sinon financier mais qui ont aussi parfois des effets secondaires délétères.

Dr Marie-Line Barbet

Référence
Richard MA et coll. : Psoriasis : prises en charge alternatives et complémentaires. Journées Dermatologiques de Paris, 3-7 décembre 2019.

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Vos réactions (1)

  • Traitement dit alternatif du psoriasis

    Le 24 janvier 2020

    J'ai 82 ans, le psoriasis débute à ma 30eme année.
    Jusqu'à la soixantaine ce fut supportable, hormis les atteintes unguéales des pieds et mains.
    Passé la 75eme année de ma vie, flambée du pso généralisé, passage à traitement par soriatane 25mgr,poursuivi malgré les hésitations du dermatologue/CHU qui aurait voulu tester le méthotrexate:refusé.
    Actuellement contrôle par soriatane 25 + tramadol 50 la nuit, pommades corticoïdes à la demande,
    les seuls ajouts furent,et sont, les huiles (argan,essentielle de camomille).
    Je n'ai jamais cru aux paramédics,c'est à coup sûr des résultats psychologiques chez des personnes réceptives…

    CB (IDE)

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