Vaccin : une accélération qui patine encore un peu !

Paris, le vendredi 15 janvier 2021 - Hier, en conférence de presse le Premier ministre a donné un nouveau coup d’accélérateur à la poussive campagne de vaccination Française.

Avec les plus de 75 ans, ce sont quelques 800 000 personnes atteintes de cancer, souffrant de maladies rénales chroniques sévères, ayant bénéficié d’une transplantation d'organe, atteintes de trisomie 21 ou d’une maladie rare qui pourront se faire vacciner contre le SARS-CoV-2 à partir de ce lundi.
Ces patients devront disposer d’une ordonnance pour bénéficier d’une priorité.

Mais ce coup d’accélérateur s’accompagne, comme depuis le début, d’un retard à l'allumage.

Santé.fr aux abonnés absents

Ainsi, la carte des centres de vaccination contre la Covid-19, qui devait être publiée jeudi sur le site internet Sante.fr, n’est finalement disponible que depuis ce vendredi. Rappelons que ce dispositif doit permettre aux personnes de plus de 75 ans de prendre rendez-vous en ligne pour aller se faire vacciner à partir du 18 janvier.

Cinq millions de personnes ont donc dû patienter un jour de plus. « Dès ce moment, et à condition d'être éligible, vous pourrez prendre rendez-vous en ligne ou par téléphone dans le centre de votre choix », ajoutait le site, sans explication sur ce retard.

Pourquoi l'ouverture des rendez-vous en ligne a-t-elle été décalée ? « Ce n'est pas un bug », s’est défendu le ministre de la Santé Olivier Véran. « On est en train de rentrer les données des centres de vaccination, c'est pour ça que le site n'est pas accessible ».

En outre, en pratique, le site Sante.fr redirige les internautes vers différentes plateformes de prise de rendez-vous. Or, de leurs côtés, la réservation n'était plus possible jeudi en début d'après-midi…

6 semaines entre deux doses : oui, mais pour qui ?

Autre couac, les atermoiements sur le délai entre les deux injections.

« Les autorités sanitaires françaises viennent de valider un principe important, selon lequel il est possible, sans risque et sans perte d'efficacité, de différer la deuxième injection du vaccin Pfizer-BioNTech jusqu'à six semaines au lieu de trois », avait avancé le ministre de la Santé lors de sa conférence de presse il y a 8 jours.

Mais là aussi, un certain flou persiste, alors que l’Académie de médecine a jeté un froid en déconseillant d’espacer les deux doses au-delà de qui est prévu par le fabricant. En pratique les professionnels de santé de notre rédaction qui se sont fait vacciner lundi dernier à l’Hotel Dieu ont eu un deuxième rendez-vous trois semaines plus tard pour la deuxième injection tandis que ceux qui ont été immunisés mercredi ont eu leur deuxième rendez-vous à 6 semaines…

Il y a déjà une certitude (jusqu’à démenti) : en Ehpad et en unité de soins de longue durée (USLD), le délai entre deux doses restera à trois semaines, indique la Direction générale de la Santé (DGS). Pour les autres, le gouvernement s'en remet à l'avis de la Haute autorité de santé (HAS) attendu la semaine prochaine.

Pour donner votre opinion sur cette question vous pouvez participer à notre enquête ici.

Xavier Bataille

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions (2)

  • Mensonge d'Etat !

    Le 16 janvier 2021

    On ne peut pas vacciner tout simplement parce qu'IL N'Y A PAS DE VACCIN DISPONIBLE !
    En se basant sur le "flop" du vaccin H1N1 notre cher ministre n'a pas commandé suffisamment tôt les doses vaccinales et les autres pays qui ont anticipés ont eu la priorité auprès des fournisseurs !
    Il s'agit donc bien d'un mensonge d'Etat et non d'un problème logistique comme on veut nous le faire croire ... CQFD

    Dr Jacques Fernandez

  • Nos ENARques s'improvisent immunologistes

    Le 18 janvier 2021

    « Les autorités sanitaires françaises viennent de valider un principe important, selon lequel il est possible, sans risque et sans perte d'efficacité, de différer la deuxième injection du vaccin Pfizer-BioNTech jusqu'à six semaines au lieu de trois », avait avancé le ministre de la Santé.

    ... mais " l’Académie de médecine a jeté un froid en déconseillant d’espacer les deux doses au-delà de qui est prévu par le fabricant "
    ... et " le gouvernement s'en remet à l'avis de la Haute autorité de santé (HAS) attendu la semaine prochaine."

    Dans ce cas, qui sont donc "Les autorités sanitaires françaises" qui "viennent de valider un principe important" ? Ben nos bureaucrates, qui s'improvisent immunologistes parce qu'ils doivent inventer un mensonge afin de masquer leur incompetence logistique.

    Dr Pierre Baque

Réagir à cet article