Une hypertrophie insidieuse d'un membre

G. AYOUB, J.-D. LAREDO,

Hôpital Lariboisière, Paris

 

Une jeune femme de 19 ans consulte pour une hypertrophie du membre inférieur gauche qui s’est installée de façon insidieuse. Cette hypertrophie est pratiquement indolore et s’est accompagnée de l’apparition de plusieurs tuméfactions du même membre. L’interrogatoire retrouve un antécédent d’exérèse chirurgicale d’une masse du creux poplité ipsilatéral, rapportée à une malformation vasculaire. Il n’existe pas, par ailleurs, d’altération de l’état général à type d’asthénie, d’anorexie, ou d’amaigrissement. L’examen clinique est sans particularité, hormis les anomalies locales du membre inférieur gauche. Le bilan biologique est normal avec notamment l’absence de stigmates infectieux ou inflammatoires.

Les radiographies standards ne montrent pas d’anomalies osseuses. L’IRM révèle plusieurs masses des parties molles sous-aponévrotiques, bien limitées, en hyposignal T1 et prenant le gadolinium (figures 1 à 12).

 

Figure 1. IRM coupe axiale T1 montrant une masse arrondie en hyposignal de la face postérieure de la fesse gauche (flèche).
Figure 2. Prise de contraste de la masse après injection de gadolinium (flèche).
Figure 3. Autre coupe axiale IRM T1 montrant une autre masse en hyposignal de la face antérieure de la cuisse gauche (flèche).

 

Figure 4. IRM T1 gado, même niveau de coupe que la figure 3, montrant la prise de contraste de la masse
(flèche).
Figure 5. Coupe axiale IRM T1 plus basse, montrant une masse arrondie en hyposignal (flèche).
Figure 6. Prise de contraste de la masse après injection de gadolinium (flèche).

 

Figure 7. Autre coupe axiale IRM T1 montrant un hyposignal des parties molles de la face médiale de la cuisse gauche (flèche).
Figure 8. Prise de contraste de la masse après injection de gadolinium (flèche).
Figure 9. IRM axiale montrant une masse arrondie en hyposignal T1 de la face latérale de la cuisse gauche (flèche).

 

Figure 10. La même masse que la figure 9, prenant le gadolinium (flèche).
Figure 11. IRM coupe coronale T1 montrant des anomalies de signal des parties molles de la face médiale de la cuisse gauche (flèche).
Figure 12. IRM STIR, même niveau de coupe que la figure 11, montrant un hypersignal des parties molles de la face médiale de la cuisse gauche (flèche).



Copyright © Len medical, Rhumatologie pratique, mai 2008

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