Un coup de bambou

Dr Céline Dupin,

Montréal

 

Nous sommes en Chine à Qingyuan dans la province de Guandong (située dans le sud de la Chine).

Un homme de 38 ans consulte le médecin local pour une altération de l’état général associant une asthénie, une fièvre évoluant depuis deux semaines, une toux non productive et un amaigrissement de 5 Kg. Malgré la prescription empirique d’antibiotiques durant 3 jours en ambulatoire, la symptomatologie s’aggrave avec l’apparition, sur son lieu de travail, de lipothymies qui poussent ses collègues à l’accompagner à l’hôpital local. Sur place un test ELISA VIH est  réalisé, le patient indiquant avoir des relations sexuelles non protégées avec des prostituées.

La positivité de cette sérologie conduit à demander une confirmation par Western blot qui sera réalisé dans un centre spécialisé et qui reviendra lui aussi positif une semaine plus tard. Le malade est alors adressé au centre provincial de traitement des pathologies liées au VIH de l’Hôpital du peuple n° 8 de Guangzhou (anciennement Canton).

Le patient est toujours fébrile (40,3°C).  A l’examen clinique, les praticiens constatent une pâleur conjonctivale et la présence de nombreuses papules érythémateuses de 1 à 3 mm sur la face, le cou le tronc et le dos avec en particulier une lésion nécrotique de 3 cm située sur la lèvre supérieure (cliché A). Il n’y a pas d’adénopathie ni d’atteinte pulmonaire (auscultation et radio de thorax normales).

Le bilan biologique met en évidence un effondrement des CD4 à 10/microlitre et un hématocrite à 21 %.

A ce stade un diagnostic clinique est fortement suspecté qui sera confirmé par des examens simples.

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