Soyez plus futé que le Dr House

Dr Céline DUPIN,

Montréal

 

Les diagnostics abracadabrantesques du célèbre Dr House, héros d’un feuilleton américain à succès sur TF1, agacent de nombreux praticiens (tout en les fascinant !). Et pourtant dans certains cas, la réalité hospitalière dépasse largement la fiction télévisée. Suivons donc dans sa visite le Dr Kong, émule du Dr House à l’hôpital de Leicester.

Un homme de 32 ans est adressé en 2005 au service de neurologie de cet hôpital du Royaume-Uni pour le bilan d’une seconde crise d’épilepsie généralisée (la première étant survenue en 1991). L’interrogatoire retrouve comme antécédent familial notable une sclérose en plaque (SEP) chez la mère du patient se manifestant par une paraparésie et s’accompagnant d’épilepsie généralisée. L’examen clinique du patient retrouve également une paraparésie spastique. L’imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) met en évidence des zones d’hyper-signal de la substance blanche des régions occipitales des deux hémisphères (voir clichés A et B). L’EEG est en faveur d’une épilepsie essentielle.

 

 

Devant ce tableau évocateur d’une SEP, une ponction lombaire est pratiquée. Mais celle-ci déclenche un tableau clinique inquiétant associant céphalées intenses, vomissements et hypotension. Le bilan biologique révèle alors une hyponatrémie majeure (105 mmol/L) contrastant avec une natrémie normale à l’admission, la kaliémie étant à 3,3 mmol/L, l’urée et la créatinine dans les limites de la normale.

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