Tirons à la courte paille !

Nous sommes à l’hôpital universitaire de Padoue en mai 2005.

Un homme de 40 ans, installateur de systèmes thermo-hydrauliques, est admis pour aggravation d’une insuffisance respiratoire avec rhinite. Dans ses antécédents on retrouve un tabagisme important et un asthme avec un épisode de pneumopathie aiguë avec épanchement pleural en mars 2005.

Les explorations fonctionnelles respiratoires diagnostiquent une insuffisance respiratoire mixte avec VEMS/CV à 57 %, VEMS à 1,73 L (43 % de la valeur théorique), capacité pulmonaire totale à 5,75 L (80 % de la valeur théorique) et capacité vitale à 64 % de la valeur théorique.
Le scanner thoracique haute résolution retrouve des opacités nodulaires bilatérales et migratrices prédominant au sommet droit. Le bilan biologique standard met en évidence une hyperéosinophilie modérée (11,7 %), une élévation des IgE (567 kU/l), une VS à 59 mm à la première heure et une CRP à 31,1 mg/L (normal entre 0 et 5). Tous les autres examens biologiques dont les marqueurs immunologiques sont normaux. 

Devant l’aggravation des symptômes et la persistance des signes radiologiques, un syndrome de Churg et Strauss est suspecté et un bilan plus complet est pratiqué avec une fibroscopie bronchique avec biopsie transbronchique  (non contributives) et un lavage broncho-alvéolaire qui ne retrouve qu’une hypercellularité modérée (250 000 cellules/mL avec 5 % d’éosinophiles). Toutes les recherches virales, bactériennes (y compris les mycobactéries) et fungiques pratiquées sur le lavage bronchoalvéolaire et des recherches parasitaires complètes se révèlent négatives.

Cette négativité du bilan étiologique conduit à procéder à une biopsie pulmonaire chirurgicale. Celle-ci retrouve des granulomes nécrosants non spécifiques à distribution bronchocentrique avec infiltrats interstitiels éosinophiliques et foyers de condensation pneumonique. La recherche de micro-organismes par coloration est négative.

La reprise de l’interrogatoire va permettre de proposer un diagnostic étiologique et un traitement curateur.

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