La « peau cendrier »

E. ESTÈVE,

Service de dermatologie, CHR Orléans

 

Une femme de 46 ans a consulté pour une rosacée ancienne. Elle a comme antécédent une psychose maniacodépressive et son traitement habituel associe Déroxat®, Depakote®, Xanax® et Rivotril®.

La patiente est mariée, socialement insérée et exerce la profession de chirurgien-dentiste.

L’examen clinique montre une rosacée œdémateuse et des lésions du haut du décolleté, dont la patiente ne souhaite pas le traitement (figure).

 

 

Ces lésions strictement localisées à la partie médiane haute du thorax associent des croûtes parfois linéaires, des zones nécrotiques sur base inflammatoire et une bulle sur base inflammatoire. Le reste de l’examen cutané est normal, à l’exception d’une héliodermie marquée.

L’interrogatoire révèle chez cette patiente un tabagisme majeur (2 paquets de cigarettes par jour). Nous apprenons qu’elle se réveille la nuit pour fumer et s’endort fréquemment en fumant ; elle a ainsi pris l’habitude de se réveiller lorsque la cigarette tombe de sa bouche lui brûlant le haut du thorax. Son compagnon est également un tabagique majeur et le comportement de la patiente ne semble poser aucun problème conjugal.

 

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Copyright © Len medical, Dermatologie pratique, mai 2008

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